– POP'MUSIC, hebdomadaire dirigé par F. G. Lipsik, édité par Laffont (avril 1970).

– MANAGEMENT, mensuel créé par le groupe Express, diffusé par abonnement (février 1970).

– DÉCOUVRIR LES ANIMAUX, hebdomadaire édité par Larousse (février 1970).

– RECHERCHE ET ARCHITECTURE, revue trimestrielle éditée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (février 1970).

– FRANCE, organe mensuel des républicains indépendants (mars 1970).

...Et qui tombent

– LE POPULAIRE, organe du parti socialiste depuis 1920, a cessé de paraître le 24 décembre 1969. Il a pris la forme d'un bulletin ronéotypé, supprimé à son tour le 28 février 1970.

– UN JOUR, premier mensuel gratuit diffusé en France à plusieurs millions d'exemplaires, lancé par le groupe Floirat en mars 1969, a dû cesser de paraître sous cette forme un an plus tard et a été alors repris pour moitié par le groupe de la Redoute de Roubaix pour être transformé en publication payante.

– FORTUNE FRANÇAISE, hebdomadaire économique et financier, a été absorbé par le groupe éditeur du quotidien le Capital et de l'hebdomadaire l'Opinion économique et financière.

– ARTS MÉNAGERS, fondé en 1926, appartenant au groupe France Éditions et Publications (Hachette), a cessé de paraître en avril 1970.

– LA REVUE DE PARIS, créée en 1829, a été absorbée par le groupe Réalités en mars 1970.

– PARIS-PRESSE, quotidien parisien créé en 1944, devenu PARIS-PRESSE L'INTRANSIGEANT en 1948, et absorbé par FRANCE-SOIR en 1965, doit cesser de paraître début juillet 1970.

Pour survivre

Quel est l'avenir de la presse écrite, et surtout du quotidien, face au développement des moyens audio-visuels d'information et de distraction ? La question est posée à l'heure où le nombre de récepteurs de télévision en service en France approche le tirage global de la presse quotidienne de Paris, soit 11 millions d'exemplaires. Parmi les journaux diffusés ainsi à l'échelle nationale, deux seulement (le Monde et Paris-Jour) ont vu leur tirage augmenter, tandis que tous les autres titres ont perdu un peu et parfois beaucoup de terrain. Parmi les hebdomadaires et les magazines, l'évolution n'est pas mieux orientée et rares sont les publications (à part l'Express et certains organes spécialisés) qui échappent aux difficultés. De nombreux débats, sondages d'opinion, études techniques et commerciales ont ainsi conduit beaucoup de journaux à modifier leur formule, leur format parfois, ou au moins à chercher, par la création de rubriques nouvelles, par des efforts de présentation, par des moyens aussi divers que l'organisation de concours, la diffusion gratuite, la conquête de nouveaux lecteurs, le lancement de suppléments, à se renouveler et à s'imposer.

On a vu ainsi Paris-Match reviser substantiellement les parts respectives de l'information, des textes rédactionnels et de l'illustration en restituant la primauté aux articles, voire à la politique, qui avait été longtemps quasi absente de ses pages. On a vu dix-neuf quotidiens régionaux, parmi lesquels six des dix plus forts tirages de la presse de province, offrir en commun chaque mois à leurs lecteurs un supplément illustré de vingt-quatre à trente-deux pages, en héliogravure à quatre couleurs. À Ouest-France, le plus fort tirage des quotidiens régionaux, un conflit s'est élevé à l'occasion de la mise en service de nouveaux matériels (photocomposeuses), interrompant plusieurs jours la parution. Ici, un mariage de raison a été conclu entre un quotidien (l'Est républicain) et une télévision périphérique diffusée dans la même zone (Télé-Luxembourg). Là, on a lancé des éditions régionales : par exemple Elle, puis l'Express, ce dernier mensuellement, dans la région Rhône-Alpes, puis en Provence ; parfois des éditions étrangères : le Monde édite ainsi une sélection hebdomadaire en langue anglaise et Elle est désormais pourvue d'une version japonaise. De nouveaux quotidiens — la République de Toulon, imitant le Télégramme de Brest, et la République du Centre (Orléans) — ont délaissé la typographie pour l'offset, et d'autres — le Provençal (Marseille) — ont opté pour la composition programmée sur ordinateur.