Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
O

offset (suite)

Presses à imprimer

La presse offset imprimant une couleur possède trois cylindres d’égal diamètre. Celui du haut reçoit la plaque, celui du milieu porte un blanchet de tissu caoutchouté d’épaisseur calibrée et à surface très lisse, celui du dessous, cylindre de pression, entraîne la feuille de papier au moyen de pinces. Un dispositif de mouillage humidifie la plaque, puis un dispositif d’encrage avec des rouleaux en cascade encre celle-ci. Dès le début, l’offset a été un procédé d’impression en couleurs et, rapidement, il y eut des machines imprimant en un seul passage deux, quatre, puis même six couleurs en superposition. Le format de ces presses multicouleurs, qui a constamment augmenté, peut atteindre 133 × 195 cm. Leur vitesse atteint dix mille feuilles à l’heure. Les petites machines offset, celles dont le format est inférieur à 38 × 56 cm et qui, à l’origine, étaient considérées comme des duplicateurs ou des machines de bureau, ont été perfectionnées. Leur automatisation est poussée. Les temps de réglage sont très courts et elles produisent des travaux de bonne qualité en noir et parfois en deux couleurs.

La construction des premières rotatives offset passant du papier en bobines a suivi d’assez près celle des machines à feuilles, mais leur utilisation a été plus longue à se répandre. À une vitesse de 15 000 à 25 000 tr/h, elles impriment des catalogues, des périodiques en couleurs recto-verso, des journaux en noir.


Évolution

Le procédé offset s’est très largement développé depuis que les méthodes empiriques et manuelles ont été remplacées par des méthodes rationalisées et de plus en plus automatisées. On peut le qualifier d’universel, car il est capable de produire une gamme très diversifiée d’imprimés : publicité, emballages, livres, journaux et périodiques, encyclopédies. Pour les impressions commerciales, il a enlevé la première place à la typographie ; pour les journaux, il la concurrence sérieusement. La majorité des imprimeries deviennent des entreprises mixtes typo-offset.

Qu’elles impriment du papier en bobines ou en feuilles, les machines offset sont du type rotatif, la forme d’impression y est cylindrique. Leur vitesse est plus grande que celle des machines où la forme plane se déplace d’un mouvement alternatif. Le calage de la forme y est plus rapide, en particulier lorsqu’il s’agit de couleur en grand format.

Le double décalque par l’intermédiaire du blanchet permet d’imprimer sur les papiers les plus divers, même sur papier grenu, ou sur carton ondulé micro-ondes. Beaucoup de cartonnages sont imprimés en offset, ainsi que la quasi-totalité des feuilles de fer-blanc ou de tôle.

La nécessité de mettre au point des encres spéciales et des dispositifs de séchage en raison de la grande vitesse des machines a eu un résultat particulièrement intéressant : les encres sèches sont très résistantes et très brillantes. D’autre part, les recherches visant à la diminution du mouillage sur la plaque, et qui avaient conduit aux plaques bimétalliques, ont abouti à un autre résultat : l’offset sans mouillage, ou driographie, où la surface de la plaque, sans aucune préparation, repousse l’encre. Enfin, des systèmes de confection automatique programmée produisent en quelques minutes les plaques pour imprimer un journal sur rotative. D’autres systèmes assurent la confection de plaques à l’aide de microfilms et on envisage cette confection à partir de la mémoire digitale d’un calculateur.

G. B.

➙ Composition / Imposition / Lithographie / Photogravure / Presse d’imprimerie / Reprographie / Rotative.

 A. Engelmann et K. Schwend, Der Offsetdruck. (Leipzig, 1938 ; 4e éd., Stuttgart, 1962). / G. Baudry et R. Marange, Comment on imprime (Dunod, 1956 ; 4e éd., 1971). / L. Cahierre, l’Offset (Compagnie fr. d’éd., 1965). / V. Strauss, The Printing Industry (New York, 1967).

offshore

Partie de l’industrie du pétrole comprenant la prospection, le forage et l’exploitation des gisements situés au large des côtes.


Ses débuts remontent à une cinquantaine d’années avec les premiers forages sur pilotis dans des marécages en Louisiane, sur le lac Maracaibo (Venezuela) ou sur la Caspienne (Bakou). Les gisements les plus accessibles, situés sous le plateau continental, contiendraient 100 milliards de tonnes de pétrole, soit deux fois plus que la totalité des réserves prouvées de l’ensemble des terres émergées. Aussi, l’offshore est-il le secteur de l’industrie pétrolière qui se développe le plus rapidement, et dans toutes les parties du globe. L’environnement marin et sa protection exigent une adaptation difficile et coûteuse des méthodes utilisées à terre, qui permet actuellement de forer sous 300 m d’eau, mais avec un prix de revient élevé.


Le positionnement offshore

Dès que l’on a perdu de vue les côtes, la première difficulté consiste à déterminer à chaque instant, et aussi exactement que possible, la position de l’avion de reconnaissance, du navire-laboratoire ou de l’engin de forage. On y arrive par plusieurs procédés.

• Les observations astronomiques classiques, dont la précision est faible, sont impossibles par temps couvert.

• La radiolocalisation à partir d’émetteurs à terre fait appel aux systèmes dits « hyperboliques » : la position est donnée par le recoupement d’hyperboles, dont chacune est une courbe le long de laquelle la différence de distance, par rapport à deux émetteurs identifiés par signaux hertziens, est constante. La précision obtenue est de l’ordre du kilomètre.

• Le système de navigation par satellite radio (US Navy) donne, théoriquement, une précision de 70 m, mais nécessite une connaissance très exacte de la vitesse réelle du navire. D’autre part la présence de courants multiplie plusieurs fois l’erreur probable.

• Les techniques acoustiques (sonar) utilisent des balises installées au fond de l’eau, à une profondeur connue. Celles-ci renferment de petits émetteurs d’ondes ultrasonores qui sont captées par le navire : un réseau à 4 000 m de fond et à mailles de 20 km assure le positionnement à 20 m près.