Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
M

Milhaud (Darius) (suite)

• musique de chambre : Concert de chambre pour 11 instruments (1961 ; 1re audition en 1962) ; Aspen Serenade pour 9 instruments (1957) ; 6 petites symphonies pour diverses formations de chambre (1917-1923) ; septuor à cordes (1964) ; sextuor à cordes (1958 ; 1re audition en 1959) ; 4 quintettes (1951-1956) ; la Cheminée du roi René, pour quintette à vent (1939, 1re audition en 1941) ; 18 quatuors à cordes (1912-1951), dont le 3e avec chant (1916 ; 1re audition en 1956), les 14e et 15e (1949), exécutables simultanément en octuor ; quatuors divers avec piano ; trio à cordes (1947) ; nombreux duos, sonates et sonatines pour divers instruments ; etc.

• piano : 2 sonates (1916 ; 1re audition en 1920 et 1949) ; nombreux recueils ; pour 2 pianos : Scaramouche (1937) ; le Bal martiniquais (1944 ; 1re audition en 1945), etc. ; pour 4 pianos : Paris (1948).

• orgue : sonate (1931 ; 1re audition en 1932) ; 9 préludes (1942 ; 1re audition en 1948) ; etc.

milieu

Ensemble des facteurs externes qui agissent sur les individus.


Ces facteurs sont de différents ordres : climatiques (température, luminosité, vent, pression...), édaphiques (nature chimique et physique du sol, granulométrie...) et biotiques (concurrence entre être vivants, animaux ou végétaux, sécrétions variées, dépôts de matières azotées...). En chaque point, on peut en dresser la liste ; ils agissent plus ou moins intensément et leur importance relative caractérise chaque milieu. On parlera ainsi de milieux aquatiques, souterrains, montagnards, etc., chacun d’entre eux pouvant d’ailleurs être subdivisé de manière plus étroite.


Les modes de réaction des végétaux au milieu

Les végétaux réagissent de multiples façons aux conditions qui leur sont offertes en chaque lieu. Quand ces dernières sont trop extrêmes ou que les possibilités d’adaptation sont insuffisantes, les plantes meurent, ou plus généralement ne se fixent pas, leurs graines n’ayant pu germer ou au moins subsister. Alors, seules certaines espèces qui supportent, ou même parfois apprécient l’environnement qui leur est proposé se maintiennent, s’installent et créent une formation végétale, typique de l’endroit en question. La phytogéographie se propose d’étudier ces associations en les désignant par les noms des plantes qui en sont les éléments caractéristiques.

Parfois, certains végétaux s’adaptent au milieu dans lequel ils vivent, soit de façon passagère, soit que l’adaptation s’inscrive dans le patrimoine génétique de l’individu : on parlera alors d’adaptation génétique. On peut citer comme modification temporaire en réponse à l’influence du milieu le fait que des Topinambours cultivés en plaine possèdent des feuilles molles, des entre-nœuds longs et atteignent une taille de 1,60 m, alors que les mêmes plants, transportés en montagne, se transforment en rosette avec des feuilles très vertes devenues coriaces par apparition d’une cuticule épaisse et d’un parenchyme dense. De même, l’Helianthemum vulgare cultivé en plaine porte des rameaux dressés de 25 cm environ, alors que le même transporté en altitude ne dépasse guère 3 cm. Les fleurs des Lotiers, pâles en plaine, sont plus colorées (orangées) en altitude. Ces divers caractères sont fréquents dans la flore alpine : les descendants de ces individus, ramenés en plaine, reprennent l’aspect normal de l’espèce en basse altitude. De telles modifications temporaires de la morphologie (taille, coloration) ou de la physiologie (déplacement de la date de floraison, changement de cycle...) sont des accommodats. On réserve généralement le nom d’adaptation aux modifications ayant un caractère héréditaire qui rend une espèce capable de vivre dans des conditions particulières ; on observe des espèces voisines qui possèdent des adaptations différentes, tandis que d’autres, fort éloignées dans la classification, peuvent porter des adaptations de type voisin leur permettant de subsister dans les mêmes conditions : on parlera alors de convergence. Il s’agit de caractères morphologiques : nanisme, crassulence, forme des feuilles, ou bien de caractères physiologiques.


L’adaptation au milieu aquatique

La vie dans l’eau transforme la morphologie de nombreuses espèces, qui acquièrent un appareil flexueux, des feuilles flottantes, rubanées (Zostère) ou découpées en lanières (Podostémonacées), riches en parenchyme lacuneux, pauvres en tissus de soutien et en tissus conducteurs devenus inutiles. La cuticule, très mince, permet un ravitaillement direct dans le milieu ambiant. Certaines plantes possèdent des dispositifs de pollinisation répondant à la nature du milieu ; chez la Vallisnérie, les fleurs mâles, fermées et non mouillables, se détachent de l’inflorescence immergée et protégée par une spathe, montent à la surface, où elles s’ouvrent et pourront flotter jusqu’au voisinage d’une fleur femelle portée par un long pédoncule. Après la fécondation, la fleur femelle est de nouveau immergée par spiralisation de son pédoncule. Chez d’autres (Ceratophyllum), le pollen mis en liberté dans l’eau n’est pas altéré et peut féconder les fleurs femelles également aquatiques. Quelques-unes de ces modifications sont des accommodats. Certaines Renoncules possèdent deux types de feuilles : aériennes et aquatiques ; lorsque la plante ne plonge pas dans l’eau, on n’observe pas la deuxième forme ; mais beaucoup de ces modifications sont de véritables adaptations, devenues des caractéristiques de l’espèce : ainsi, les Lemnacées sont des Lentilles vertes arrondies flottant à la surface de l’eau.


L’adaptation à la vie en zone aride et désertique

Pour ces régions, c’est l’humidité disponible qui est le facteur limitant. Dans les zones méditerranéennes et tropicales sèches, pendant l’été, période sèche, la végétation disparaît ou entre en état de latence, et il y a sélection des espèces ayant acquis un cycle biologique qui leur permet de se développer pendant la période humide, l’hiver et surtout le printemps. Dans le désert, les végétaux annuels apparaissent après les pluies et arrivent à germer, à croître, à fleurir et à fructifier en un laps de temps très court. La durée du cycle peut être de deux à trois mois et même de une à deux semaines chez les végétaux qui restent nains et fleurissent dès l’apparition des premières feuilles (éphémérophytes). Certaines plantes à rhizomes et à bulbe (géophytes) ont dans les régions arides un comportement voisin. Ces zones ont aussi des végétaux possédant des organes aériens permanents lignifiés (phanérophytes et chaméphytes), mais alors on observe une diminution de la surface d’évaporation et un développement parfois considérable du système radiculaire, capable de drainer de très loin la faible quantité d’eau disponible dans le sol ; racines horizontales presque superficielles qui utilisent l’eau de pluie et l’eau de condensation, ou racines très profondes qui vont jusqu’à la nappe phréatique (souvent plus de 10 m). D’autre part, les feuilles sont petites, souvent transformées en épines ou en écailles, et beaucoup moins nombreuses que dans les zones tempérées. Leur cuticule est très épaisse, et l’épiderme est renforcé par une couche de sclérenchyme qui entoure le parenchyme interne. Les stomates sont protégés par enroulement de la feuille (Graminacées) ou enfoncés dans des cryptes (Laurier rose). Enfin, certaines feuilles sont caduques pendant la saison sèche (Ephedra) et tombent, parfois avec les rameaux les plus fins qui les portent (Anabasis, Tamarix). Le végétal affecte souvent une forme de coussinet. D’autres espèces accumulent de grandes quantités d’eau dans leurs tissus, telles les plantes caractéristiques des déserts américains, Opuntia, Cactées, Cereus, et cela s’accompagne d’une pression osmotique élevée.