Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
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horoscope (suite)

Horoscope et domification

Dès avant l’ère chrétienne, les astrologues ont compris la nécessité d’individualiser leurs graphiques, en rapportant l’influence des configurations sidérales, par eux examinées, au point de la Terre où se produit, au même instant, l’événement étudié.


Sphère céleste

Quand on regarde la voûte du ciel, celle-ci apparaît comme la surface intérieure d’une sphère creuse. Sur cette surface courbe, on aperçoit les constellations et les planètes. À l’intérieur de cette sphère céleste se situe une sphère locale, qui est la Terre. La sphère céleste paraît effectuer un tour complet chaque jour, de l’est vers l’ouest, par le mouvement diurne, qui correspond, en réalité, à la rotation de la Terre autour de l’axe des pôles. Sur la surface intérieure de la sphère céleste, le Soleil et les planètes, apparemment entraînés par le mouvement diurne, semblent, d’autre part, se mouvoir en sens inverse de ce dernier. Pour nos yeux, le Soleil dessine en un an une circonférence, l’écliptique, dont le plan est incliné d’environ 23° sur le plan de l’équateur céleste, où s’inscrit la circonférence du mouvement diurne.

Les planètes décrivent des circonférences peu éloignées de celle de l’écliptique. Ces trajectoires sont contenues dans une bande étroite appelée zodiaque, qui a l’écliptique pour cercle médian. On peut donc repérer les positions des planètes dans le zodiaque par leur longitude et par leur latitude zodiacales. Placé sur l’écliptique, le Soleil a, par définition, une latitude zodiacale nulle.

Le zodiaque est constitué par douze constellations apparemment immobiles, qui, lors du voyage solaire annuel dans leurs zones respectives, définissent le cycle des saisons terrestres, et c’est le rôle saisonnier des douze signes qui justifie leur rôle astrologique et non pas la nature de leurs étoiles constitutives. En effet, l’axe de rotation de la Terre décrit en 26 000 ans environ un cône de révolution. Ce phénomène occasionne un recul du point vernal (ou degré 0 du Bélier) sur le zodiaque d’un signe tous les 2 160 ans, donc de 50″ par an. Ce qu’on appelait le signe du Bélier au temps de Jules César correspondait en réalité, en tant que groupe d’étoiles, au signe des Poissons. Mais le lieu que les praticiens de l’astrologie appellent le Bélier est uniquement la partie de l’écliptique que parcourt le Soleil à partir du point vernal, fait qui correspond, dans la nature, à une influence précise et fondamentale, celle du printemps.

Pour les besoins des graphiques astrologiques, la sphère céleste est représentée projetée sur un plan perpendiculaire à l’axe de l’écliptique. Le zodiaque apparaît alors sous la forme d’un cercle à douze secteurs égaux, les planètes et le Soleil étant disposés en fonction de leurs longitudes, les latitudes ne pouvant être figurées.


Sphère locale

À un instant donné, pour un point terrestre défini par ses coordonnées géographiques, l’horoscope (c’est-à-dire la droite dirigée vers ce lieu de la sphère céleste qui forme l’intersection orientale des cercles d’horizon et d’écliptique) rencontre le degré zodiacal ascendant (AS), lieu du lever du Soleil. Par symétrie, à l’opposé de l’ascendant et placé comme lui sur les deux plans d’écliptique et d’horizon, se trouve le descendant (DS), lieu du coucher du Soleil. À l’intersection des cercles d’écliptique et de méridien, on aperçoit le milieu du ciel (MC), où passe le Soleil à midi ; son opposé, le fond du ciel (FC), est le lieu de passage du Soleil à minuit. Ces quatre pôles de la sphère céleste, vus de la sphère locale, déterminent dans la projection de la sphère locale, sur le plan de l’écliptique, quatre quadrants. Pour compléter le graphique et pour obtenir la division en douze maisons, il faut définir dans chaque quadrant trois secteurs parcourus par le Soleil en des temps égaux. Pratiquement, les cuspides, ou pointes de maisons, sont indiquées dans des tables spécialisées qui tiennent compte de la latitude géographique du lieu du thème et du temps sidéral. On obtient finalement une figure circulaire à douze secteurs, devant lesquels paraissent défiler les signes zodiacaux. Mais, tandis que ces derniers correspondent à des angles égaux, les douze maisons ne sont égales que pour des lieux équatoriaux et deviennent de plus en plus inégales au fur et à mesure que l’on se rapproche des pôles terrestres. Ces maisons localisent et individualisent les influences planétaires.


Notions sur le temps

Le point délicat des calculs astrologiques est la grande diversité des unités de temps que l’on rencontre dans le vocabulaire et dans les tables numériques.

• Calendriers. Le calendrier grégorien a été adopté par les pays occidentaux à partir de 1582, mais le calendrier julien a continué à être utilisé dans certains pays. Le décalage en résultant a été de dix jours jusqu’au début de 1700, puis de onze jours jusqu’au 28 février 1800, de douze jours jusqu’au 28 février 1900 et est enfin de treize jours depuis le 1er mars 1900. Pour les thèmes concernant la Pologne, la Russie, la Roumanie, la Grèce, la Yougoslavie et la Bulgarie, il faut déterminer au préalable si la date examinée est antérieure ou postérieure à la date d’adoption par ces pays du calendrier grégorien.

• Tables planétaires (éphémérides). Les éphémérides fournissent les positions des planètes et du Soleil soit à 0 heure (minuit), soit à 12 heures (midi), en temps civil du méridien de Greenwich. Il faut donc écrire, pour un calcul concernant le 11 novembre 1918, 11 heures, soit 11 heures, 11 novembre pour les tables dont l’heure origine est minuit, soit 23 heures, 10 novembre pour les tables dont l’heure origine est midi.

• Heure légale. Avant l’institution des fuseaux horaires, il était d’usage d’employer pour le temps civil soit l’heure locale, soit l’heure d’un méridien arbitraire, ce qui entraînait des inconvénients. Pour remédier à ceux-ci, une convention internationale a proposé de diviser la surface de la Terre en fuseaux d’une étendue de 15° en longitude et de 1 heure en temps. Le méridien choisi pour origine fut celui de Greenwich. Les fuseaux s’étendent de 7° 30′ O. à 7° 30′ E. de chaque méridien normal (lequel est situé à 15°, 30°, 45°, etc., à l’est et à l’ouest de celui de Greenwich), mais l’heure légale est la même sur toute l’étendue d’un fuseau. Les dates d’approbation de cette convention sont très diverses. Certains pays ont même conservé des heures légales particulières.