Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
F

forgeage (suite)

 M. Darcy, Pour le forgeron (Dunod, 1946 ; 4e éd., 1962-1965 / 2 vol.). / S. E. Rusinoff, Forging and Forming Metals (Chicago, 1952). / J. C. Sharman, Drop, Press and Machine Forging (Brighton, 1954). / A. Mercier, « le Forgeage de l’acier », dans Métallurgie, t. II (Techniques de l’ingénieur, 1956). / A. Chamouard, Estampage et forge (Dunod, 1964-1966 ; 2 vol.).

formage

Technique de mise en forme à chaud d’une feuille de matière plastique par action mécanique d’un piston, par soufflage d’air comprimé, par aspiration sur une matrice ou sur un poinçon, ou encore par combinaison de deux de ces moyens.


On emploie aussi l’expression thermoformage. Dans le grainage et le gaufrage de feuilles vinyliques, qui leur donnent l’aspect d’un cuir véritable, d’un tissu ou de tout autre décor, la pression est transmise par un cylindre caoutchouté qui presse la matière sur le cylindre gravé. C’est un thermoformage.


Thermoformage discontinu

Les anciens procédés manuels utilisant le Celluloïd pour la fabrication de bouts de chaussures, de recouvrement de talons, de sièges de toilettes, de manches de parapluies en bois, ou pour la production de fleurs artificielles relèvent aussi du thermoformage, tout comme la mise en forme de surfaces développables en résine méthacrylique.

Aussi simples, mais plus mécanisées, viennent alors les opérations de marquage à chaud ou d’emboutissage dans une matrice ou sur une contrepartie sous l’effort d’un poinçon : balles de tennis de table, ballons, jouets en dérivés cellulosiques.


Soufflage

La fabrication de jouets creux, de poupées en Celluloïd ou en acétate de cellulose par cette technique est très ancienne. Deux feuilles sont préchauffées sur une plaque chauffante ou dans de l’eau chaude avant d’être placées entre les deux parties d’un moule chaud qu’on ferme aussitôt dans une presse, pendant qu’on injecte de la vapeur (Celluloïd) ou de l’air comprimé (acétate de cellulose) entre ces deux feuilles ; on refroidit avant de démouler. Le soufflage libre d’une feuille de résine méthacrylique préchauffée en vue de confectionner des coupoles d’éclairage appartient à la même catégorie. Pour des formages complexes ou profonds, on souffle la feuille dans un moule ; la mise en forme peut être aidée par un poinçon d’emboutissage (emboutissage-soufflage). Ou bien on souffle la feuille au-delà de la déformation nécessaire, on porte le poinçon à sa place et on relâche la pression ; la feuille revient se plaquer sur le poinçon.


Aspiration

C’est la technique qui s’est le plus développée. Les thermoplastiques peuvent être formés dans un moule concave et creux comportant des orifices d’aspiration à sa partie inférieure.

Le drapage combine l’aspiration avec un formage sur poinçon ; on aspire la feuille au-delà de la forme à obtenir, puis on descend le poinçon dans la forme et on casse le vide ; la feuille revient se plaquer sur le poinçon.

Le formage sous vide ou par aspiration s’opère dans une machine automatique comprenant essentiellement un châssis de fixation étanche de la feuille au-dessus du moule, dont le fond est perforé (orifices de 1 mm). La feuille est réchauffée en place par un radiateur à infrarouges qui, en quelques secondes, amène la matière à la température optimale dans toute son épaisseur. La pompe à vide est couplée avec un cylindre de réserve afin que l’aspiration de la feuille soit faite en moins de deux secondes. Pour les petites séries, le moule peut être en plâtre, en ciment magnésien ou en bois. Pour de plus grandes séries, on emploie les résines époxydes coulées, le Duralumin, le bronze, divers alliages. Des machines géantes peuvent thermoformer des feuilles de 7,5 m × 3 m pour réaliser des carrosseries, des réfrigérateurs, des bateaux, des cabines de camions, des cuves, des lits, etc.


Thermoformage automatique en continu

L’emploi des machines à thermoformer en continu s’est étendu au fur et à mesure du développement de la vente en emballages plastiques : pots à yaourt ou à crème, en polystyrène antichoc, ou barquettes pour produits alimentaires (viandes, poissons, crevettes, etc.). On tend d’ailleurs à coupler la machine à thermoformer en continu avec l’extrudeuse produisant la feuille ; on peut ainsi récupérer en permanence les déchets venant du découpage des pièces formées, soit 30 p. 100 environ de la matière mise en œuvre. Dans le cas des barquettes qui sont utilisées ultérieurement, les machines font l’empilage et le comptage des pièces formées. La plupart des machines pour produits liquides ou pâteux (yaourt, par exemple) fonctionnent avec conditionnement simultané. La feuille, venue du dérouleur, passe sous le radiateur, qui la porte à la température adéquate, puis dans le poste de formage, où elle est aspirée dans le moule, et, de là, sous la remplisseuse, puis sous le dispositif de scellement du couvercle et, enfin, au poste de découpage.

En principe, toutes les feuilles thermoplastiques sont utilisables. La matière est choisie en fonction de l’usage, du produit à conditionner et du prix de revient. Les résines les plus employées sont le polystyrène antichoc, le polystyrène expansé, le chlorure de polyvinyle, le polyéthylène et le polypropylène.

J. D.

➙ Cellulosiques (dérivés) / Élastomère / Feuille et film / Plastique (matière) / Thermoplastique (résine) / Vinylique (résine).

formalisation dans les sciences humaines

Par formalisation d’un domaine scientifique, et en particulier d’un domaine appartenant aux sciences humaines, on entend la représentation, au moyen du langage mathématique, des phénomènes étudiés dans le domaine en question ; ou, ce qui, dans certains cas, peut revenir au même, l’expression d’une théorie scientifique dans ce même langage mathématique.



Introduction

Dans cette définition, la notion de représentation est centrale. Pour éclairer cette idée, nous commencerons par voir sa signification sur un exemple hypothétique pris dans un domaine très différent, l’astronomie, et en partant d’une représentation plus concrète que celles dont il sera question ensuite. Pour éviter des malentendus, il convient de préciser que la démarche décrite ici n’est pas effectivement utilisée par les astronomes ou les physiciens, qui y trouveraient certainement beaucoup à redire. Il s’agit simplement de la transposition, à un domaine où les concepts sont clairs, d’une pratique qui est courante dans les sciences humaines.