Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
D

distribution (suite)

Initialement, les soupapes étaient placées en chapelle latérale, de part et d’autre du cylindre. Avec la généralisation des culasses hémisphériques, cette disposition a été abandonnée au profit du montage en tête de culasse, les soupapes étant écartées l’une de l’autre et légèrement inclinées, ce qui permet de placer la bougie d’allumage au centre. La commande s’effectue, généralement, par un ensemble de pièces comprenant le poussoir, la tringle et le culbuteur. Ce dernier, en basculant, agit sur la queue de la soupape, qui est disposée la tète en bas.

• Le poussoir, interposé entre la came de l’arbre à cames et la tringle, est enfermé, sous tension de ressort, dans un guide cylindrique où il peut coulisser. La came l’attaque par l’intermédiaire soit d’un galet, soit d’un plateau, méplat qui communique au poussoir un léger mouvement de rotation répartissant l’usure sur une plus grande surface. Dans les montages plus élaborés, on adopte le poussoir hydraulique. Dans ce procédé, la poussée est assurée par une colonne d’huile incompressible, contenue dans une douille à plateau où se trouve un plongeur muni d’un clapet à bille et dont la tête est en contact, sans jeu, avec la tringle. Le fonctionnement est plus silencieux et l’usure est moindre.

• La tringle, en alliage léger, se termine, à son extrémité inférieure, par une rotule qui repose dans le poussoir et, à son extrémité supérieure, par une cuvette hémisphérique dans laquelle se meut la rotule du culbuteur. Ce système est doué d’inertie et d’élasticité. En hauts régimes, il peut se produire un affolement de la soupape, qui rebondit sur son siège. On évite cet inconvénient en disposant l’arbre à cames au-dessus des soupapes, avec attaque par culbuteurs. Si les soupapes d’échappement ne sont pas dans le même plan que les soupapes d’admission, on adopte deux arbres à cames en tête.

Pour résister aux contraintes thermiques élevées qui lui sont imposées, la tête de soupape est réalisée en acier austénique au silicium-chrome-molybdène, avec addition, pour la soupape d’échappement, de nickel. Les parties les plus exposées au coup de feu sont protégées par de la stellite — alliage de cobalt, de chrome et de tungstène — rapportée par soudure. Enfin, on peut creuser la tige et y introduire du sodium qui, en fondant aux environs de 100 °C, provoque un refroidissement et une répartition homogène de la chaleur.

J. B.

➙ Moteur.

 H. Petit, le Moteur (Dunod, 1910 ; nouv. éd., 1919) ; Traité élémentaire d’automobile et notes techniques (Dunod, 1919). / P. M. Heldt, The Gasoline Automobile, t. I The Gasoline Motor (New York, 1911 ; trad. fr. la Voiture à essence, t. I le Moteur, Dunod, 1920). / R. Devillers, le Moteur à explosion (Dunod, 1917 ; 2e éd., 1920), / A. André, la Mécanique automobile moderne (Rangal, 1947). / R. Guerber, la Pratique de l’automobile (Technique et Vulgarisation, 1952 ; nouv. éd., 1960) ; l’Automobile, t. I le Moteur (Technique et Vulgarisation, 1960). / F. Navez, Physicien-praticien de l’auto (Desforges, 1958). / Y. Dhermy, Cours de technologie automobile (Dunod, 1961 ; 3e éd., 1966). / J. Thonon, Contrôle et réglage des véhicules automobiles (Dunod, 1961 ; 3e éd., 1968).

distribution industrielle de l’électricité

Action de répartir l’énergie électrique entre plusieurs utilisateurs.


Le principe fondamental est d’assurer la continuité maximale de la distribution pour un prix de revient et donc des pertes les plus faibles possibles.


Schémas de base

Les réseaux sont classés, suivant la valeur de la tension entre fils, en trois catégories : la première ou basse tension B. T., la seconde ou moyenne tension M. T. et la troisième ou haute tension H. T. La distribution radiale simple, ou en antenne, est surtout réalisée en aérien pour être simple et économique. La durée d’une coupure à la suite d’un incident est de l’ordre de l’heure.

Compte tenu que la coupure serait de l’ordre de la journée avec un réseau souterrain, on fait appel, dans ce cas, à la double alimentation en moyenne tension. Mais, comme celle-ci est onéreuse, on lui préfère de plus en plus l’alimentation en boucle. On évite de boucler la basse tension, malgré la sécurité accrue, pour limiter les courants de court-circuit, en cas de défaut.


Postes de transformation

Suivant leur utilisation, les postes de transformation sont à un jeu de barres ou à deux, en cas de double alimentation ou d’emploi d’un groupe de secours. Dans ce cas, les départs sont montés sur inverseurs. Le poste lui-même se distingue par son mode de construction.

• Le poste ouvert, dans lequel l’appareillage est visible, est le plus ancien. L’accès aux parties sous tension est interdit par des grillages ou des panneaux de tôle pleins. Ce type de poste peut utiliser des cellules maçonnées ou des cellules en charpente métallique.

• Les cellules protégées ont leurs éléments enfermés dans des caissons en tôle. L’isolement peut être dans l’air ou à diélectrique liquide, solide ou gazeux. L’appareillage constituant les cellules peut avoir des connexions classiques ou être du type débrochable.

La distance entre postes de transformation pour une tension donnée dépend de la puissance à distribuer.

E. D.

➙ Canalisation / Coupure (appareil de) / Électrification / Isolement (coordination de l’) / Ligne / Poste / Protection / Surtension.

distribution statistique

Présentation, généralement sous forme de tableau, de la relation qui existe entre, d’une part, les modalités ou valeurs d’un ou de plusieurs caractères qualitatifs ou quantitatifs et, d’autre part, les effectifs ou fréquences correspondants des unités statistiques observées.


Malgré d’importantes analogies dans le vocabulaire utilisé pour caractériser une distribution, il convient de faire la distinction entre les distributions statistiques résultant de l’observation des individus d’une population et les distributions théoriques ou modèles probabilistes pouvant être utilisés pour représenter analytiquement une distribution observée.