Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
D

design (suite)

 N. Pevsner, Pioneers of the Modern Design (Londres, 1949 ; trad. fr. les Sources de l’architecture moderne et du design, Éd. de la Connaissance, Bruxelles, 1970). / D. Huisman et G. Patrix, l’Ésthétique industrielle (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1961). / G. Dorflès, Il Disegno industriale e la sua estetica (Bologne, 1963). / L. Wolf, Production et idéologie : le design (Anthropos, 1972). / G. Patrix, Design et environnement (Casterman, 1973). / M. Glaser, Design graphique (Éd. du Chêne, 1974). / J. de Noblet, Design (Stock-Chêne, 1974).
On consultera également la revue italienne Domus, la revue française CREE (Créations et recherches esthétiques européennes, Paris) et le numéro spécial d’avril-mai 1971 de l’Architecture d’aujourd’hui (Boulogne-sur-Seine).

désinfection

Méthode qui a pour but la destruction des germes pathogènes. (La stérilisation détruit tous les micro-organismes, pathogènes ou non.)


L’efficacité de la désinfection est réduite du fait de la fréquence des formes inapparentes de maladies infectieuses et du grand nombre de porteurs de germes. (V. contagion.)


Types de désinfection

• La désinfection en cours de maladie est nécessaire dans toutes les affections à déclaration obligatoire (sauf le tétanos). Il faut agir contre les germes se trouvant sur le malade et sur les objets d’usage courant. Dans la variole, il faut désinfecter la peau, dont les lésions sont source de contamination. En cas de typhoïde, on désinfecte les selles, où est éliminé le germe, et, en cas de scarlatine, la gorge, siège du streptocoque.

Le choix de la désinfection dépend donc de la maladie, mais la désinfection du linge est nécessaire dans tous les cas.

• La désinfection terminale doit être réalisée en cas de maladies susceptibles d’être transmises par voie indirecte. Elle a lieu lorsque l’isolement est levé ou lorsque le malade est hospitalisé en cours de maladie.

La désinfection terminale, toujours réalisée de la même façon, cherche à détruire les germes pathogènes disséminés par le malade dans les locaux qu’il occupe et sur les objets qui s’y trouvent.

La désinfection doit être associée à la prophylaxie dans l’entourage du malade.


Méthodes de désinfection


Désinfection par la chaleur

Le feu est un procédé connu depuis l’Antiquité. On l’utilise pour incinérer pansements, crachoirs, poussières. On peut aussi désinfecter par flambage.

La chaleur sèche (utilisée pour la stérilisation) est préférable à la chaleur humide pour désinfecter les vêtements. Elle est utilisée également pour la stérilisation du petit matériel chirurgical.

La chaleur humide est utilisée dans l’ébullition et le lessivage. La vapeur d’eau sous pression est employée dans les étuves (vapeur dormante ou fluente).


Désinfection chimique

Le formol est utilisé pour la désinfection terminale des locaux (10 g de formol par mètre cube) grâce à des pulvérisateurs, à des « bombes » ou fumigateurs. Il peut être employé également dans des étuves à formol, où l’on peut désinfecter des objets fragiles.

L’anhydride sulfureux a de nombreux inconvénients.

L’eau de Javel et la solution de Dakin (hypochlorite et permanganate) sont très utilisées.

Parmi les alcalins, le lait de chaux à 20 p. 100 sert pour la désinfection extérieure, la lessive de soude pour les urines, les selles, les crachats.

Le crésylol sodique est également très utilisé. On emploie aussi les ammoniums quaternaires, mais leurs qualités bactéricides sont parfois insuffisantes.


En cours de maladie

La désinfection du rhinopharynx est souvent indiquée. On emploie les lavages de nez au sérum physiologique et des antiseptiques banals dans la majorité des cas. De même, on badigeonne la gorge de collutoires antiseptiques. Les antibiotiques par voie générale sont parfois nécessaires.

La désinfection de la peau est indispensable au cours de certaines fièvres éruptives. On emploie la solution de Dakin, des colorants, rarement des antibiotiques. Les plaies doivent être nettoyées soigneusement au savon et désinfectées à l’alcool.

Les crachats peuvent être incinérés ou traités par formol ou lessive de soude.

Les urines, les selles sont traitées par l’eau de Javel ou la lessive de soude.


À la fin de la maladie

La désinfection terminale comprend le traitement des vêtements et menus objets dans les services spéciaux de désinfection, ainsi que la désinfection des locaux (lavage du sol et formol).

En France, la désinfection (en cours de maladie et terminale) est assurée par des services publics ou par des maisons privées contrôlées par l’autorité sanitaire. Le Conseil supérieur d’hygiène réglemente les modalités de ces mesures obligatoires. La désinfection a moins d’importance depuis l’antibiothérapie, et les mesures de désinfection terminale sont actuellement moins rigoureuses pour certaines maladies.

La désinsectisation

C’est la destruction des insectes* nuisibles, notamment ceux qui sont vecteurs de germes.

Les procédés physiques comprennent le pétrolage des eaux stagnantes (asphyxie des larves et œufs), l’action de la chaleur pour les lingeries et vêtements. Les procédés biologiques comportent la mise en œuvre des ennemis naturels des parasites, tels les poissons mangeurs de larves. Les procédés chimiques emploient le vert de Paris, le pyrèthre, les dérivés chlorés (D. D. T., H. C. H., chlordane, etc.), malheureusement nocifs à la longue (le D. D. T. est interdit dans certains pays pour les cultures), et les dérivés organo-phosphorés.

La désinsectisation constitue à la fois une défense et un danger pour la nature.

P. V.

 G. Sykes, Disinfection and Sterilization (Londres, 1965).

désintoxication

Traitement conduisant un intoxiqué chronique à cesser ses habitudes d’intempérance ou de toxicomanie. On parle ainsi de cures de désintoxication des alcooliques, des héroïnomanes. Le terme doit être étendu aux techniques permettant l’élimination du toxique par l’intoxiqué, et comprendre l’évacuation et l’épuration des poisons absorbés.