Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
B

Bulgarie (suite)

L’art contemporain appartient au réalisme socialiste. Se signalent plus particulièrement les peintres Hristo Nejkov (né en 1929) et Stefan Gacev (né en 1935), les sculpteurs Veličko Minekov (né en 1928) et Vladimir Ginovski (né en 1927). La peinture bulgare moderne est ornementale, caractérisée par de vives couleurs en aplats, des harmonies qui rejoignent celles des céramiques émaillées du haut Moyen Âge et de l’art populaire.

A. Z.

 B. Filow, l’Ancien Art bulgare (Alcan, 1922). / M. Bicev, Architecture en Bulgarie (Sofia, 1961). / N. Mavrodinov, Art bulgare nouveau (en bulgare, Sofia, 1966).

bulles

Soulèvements épidermiques remplis d’un liquide initialement séreux ou hémorragique, pouvant devenir louche ou purulent (appelés aussi phlyctènes).
Les bulles diffèrent des vésicules par leur plus grand volume. Tantôt tendues et hémisphériques, tantôt flasques et aplaties, elles sont rondes ou ovalaires. Lorsqu’elles sont érodées, une collerette épidermique périphérique permet leur identification.



Lésions bulleuses de causes connues

• Origine traumatique. Les ampoules siègent aux points de frottements répétés (paume, plante des pieds, talon). Elles sont souvent professionnelles (dockers, scieurs, cordonniers, fantassins). Leur répétition entraîne la survenue de callosités, de durillons.

• Origine physique. La chaleur, le froid, le Soleil, les rayons X peuvent produire des bulles.

• Origine chimique. Très fréquemment professionnelles, les bulles peuvent être dues au contact avec l’arnica, l’huile de croton, la quinine, le trinitrophénol, le trinitroanisol, le trichloréthylène, le thioglycolate d’ammonium, la térébenthine, les vernis cellulosiques, les laques, les bois exotiques, les plantes diverses (Artichauts, Berces, feuilles de Panais, Anthémis, Cotula, Renoncules, Clématites, Primevères). La dermite des prés d’Oppenheim (dermite striée) apparaît après un bain de rivière suivi d’un allongement nu dans un pré exposé au soleil. Elle serait due au pinène, existant dans de nombreuses plantes des prés.

• Origine parasitaire. Les Scorpions, les Araignées du Midi (Araignées chasseresses) provoquent des phlyctènes. Chez les sujets sensibilisés, les piqûres de Moustiques donnent parfois des lésions bulleuses.

• Origine médicamenteuse. Les toxidermies bulleuses les plus fréquentes sont dues à l’iode et aux iodures. Les barbituriques, les composés salicylés, les sulfamides, la phénolphtaléine sont moins souvent en cause. L’épidermolyse nécrosante suraiguë (syndrome de Lyell) est une toxidermie bulleuse avec clivage épidermique massif (aspect d’un ébouillanté). L’état général est très touché. La mort survient habituellement en quelques jours. L’affection atteint généralement des sujets qui, dans les jours précédents, ont ingéré des dérivés pyrazoliques ou hydantoïques.

• Origine infectieuse. Le cas le plus fréquent est celui de l’impétigo. Le pemphigus aigu fébrile est une maladie professionnelle frappant les sujets manipulant la chair des animaux morts (bouchers, tripiers, employés d’abattoir) ; il débute brutalement avec fièvre élevée et signes généraux graves. Le corps se couvre d’énormes bulles séreuses ou hémorragiques. La mort survenait en quelques jours avant l’ère des antibiotiques. Le pemphigus aigu des nouveau-nés est une pyodermite staphylococcique qui est cause d’épidémies dans les crèches. Devenu exceptionnel, le pemphigus palmo-plantaire de la syphilis congénitale évolutive des nouveau-nés est fait de bulles louches ou hémorragiques reposant sur une base indurée. Le zona et l’herpès, dermatoses virales vésiculeuses, sont parfois bulleuses.


Bulles observées au cours des dermatoses

Nombreuses sont les maladies de peau susceptibles de comporter des bulles : l’eczéma*, le prurigo, les lichens, le mycosis fongoïde, etc.

L’érythème polymorphe peut être bulleux (herpès iris, hydroa buccal), les bulles siégeant spécialement sur les muqueuses.

Certaines maladies sont principalement caractérisées par des bulles.

• La maladie de Duhring-Brocq, éruption polymorphe se manifestant surtout par des bulles, revêt deux formes : la dermatite herpétiforme de Duhring et la dermatite polymorphe douloureuse de Brocq. La première est faite de petites bulles (de 1 à 3 mm) groupées en bouquets de contours circinés, affectant particulièrement le devant du sternum. Évoluant rapidement vers la dessiccation, les bulles laissent des macules blanchâtres. La forme de Brocq comporte un mélange de placards érythémateux (souvent ortiés comme ceux qui sont dus aux orties), de papules, de vésicules, mais surtout de bulles de grande taille (de 5 à 30 mm), siégeant surtout aux membres. Ces bulles s’aplatissent, puis crèvent, laissant des pigmentations et de l’épaississement cutané.

Des phénomènes subjectifs précèdent ou accompagnent l’éruption : prurit, brûlures, voire véritables douleurs. L’évolution se fait par poussées, mais elle est parfois d’une seule tenue prolongée. Le pronostic est réservé, et la mort survient dans la moitié des cas, favorisée par le diabète, l’athérome, les infections secondaires. Chez la femme enceinte (herpès gestationis), le pronostic est bénin pour la mère, mais le fœtus ou le nourrisson décède une fois sur deux. Chez l’enfant, l’éruption siège surtout dans la zone abdomino-génito-fessière (en caleçon). Non contagieuse, ni héréditaire, ni familiale, cette dermatose est de cause inconnue. La sulfapyridine est la médication de choix de la forme herpétique. L’auréomycine et les sulfones sont bénéfiques dans les deux formes. La corticothérapie doit être réservée pour les formes graves.

• Sous le vocable de pemphigus, on englobe plusieurs dermatoses, dont la plupart sont de pronostic grave et d’origine inconnue.