Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
B

Bakounine (Mikhaïl Aleksandrovitch) (suite)

 M. Nettlau, The Life of Michael Bakounine (Londres, 1896-1900 ; 3 vol.). / I. Steklov, Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (en russe, Moscou, 1925-1927 ; 4 vol.). / E. H. Carr, Michael Bakunin (Londres, 1937). / H. E. Kaminski, Bakounine (Aubier, 1938). / B. H. Hepner, Bakounine et le panslavisme révolutionnaire (Rivière, 1950). / Archives Bakounine (Œuvres complètes en cours de publication, G. Maisonneuve et Larose, 1962 et suiv.). / H. Arvon, Bakounine (Seghers, 1966). / M. Confino, Violence dans la violence. Le débat Bakounine-Necaev (Maspéro, 1973).

Jalons biographiques

1814

naissance à Priamoukhino, dans une famille noble ;

1841

ayant quitté la carrière militaire, il s’installe à Berlin, où naissent ses idées révolutionnaires ;

1842

à Paris, il noue des relations avec les révolutionnaires russes et les patriotes polonais exilés ;

1847

Guizot l’expulse de France; il travaille en Wallonie ;

1848

il participe aux révolutions de Paris et de Prague ;

1849-1851

il est condamné à mort à Dresde, puis à Vienne ; la peine est chaque fois commuée ;

1851

il est interné à Saint-Pétersbourg ;

1854

il est déporté en Sibérie ;

1861

il s’enfuit et gagne Londres ;

1864

il s’installe à Naples ;

1867

il adhère à la Ire Internationale ;

1868

il fonde l’Alliance internationale de la démocratie socialiste, qui, l’année suivante, est autorisée à adhérer à la Ire Internationale ;

1870

venu de Suisse, il participe à une tentative insurrectionnelle à Lyon (sept.) ;

1872

adversaire de Marx, il est exclu de l’Internationale au congrès de La Haye. Plusieurs fédérations, dont la fédération jurassienne, restent fidèles à Bakounine ;

1876

il meurt à Berne d’une crise d’urémie.

balance

Instrument destiné à la mesure des masses.



Généralités

En un même lieu, où l’accélération due à la pesanteur est g, les corps de masse m0 et m1 ont les poids p0 = m0g et p1 = m1g. La balance ordinaire permet de constater l’égalité des poids p1 et p0, donc l’égalité des masses m1 et m0. Le corps de masse m0 peut être constitué par plusieurs pièces, couramment appelées masses marquées, étalonnées par comparaison avec l’étalon de masse, c’est-à-dire le kilogramme* étalon. La balance permet donc une mesure absolue des masses.

De même, la balance permet de constater l’égalité d’une force f de nature quelconque et d’un poids m0g. La mesure absolue d’une force au moyen de la balance est donc possible si on dispose de masses étalonnées, mais elle exige la détermination préalable de g à l’endroit de la mesure.


Divers types de balances

La partie essentielle d’une balance est une pièce appelée fléau, mobile autour d’un axe O ; on en étudie l’équilibre sous l’action du poids de la masse à mesurer et de poids antagonistes. Ce principe général a conduit à de nombreuses réalisations, souvent fort ingénieuses et présentant des avantages indéniables pour les mesures courantes de masses, ou pesées. Nous citerons quelques types, en indiquant leurs particularités par rapport au modèle étudié en détail, celui de la balance de grande précision à deux plateaux et à bras égaux.

Les balances semi-automatiques commerciales, à deux plateaux, et les balances automatiques, à un plateau, du type pèse-lettres, sont à charge variable. Elles fournissent par lecture directe la valeur de la masse à déterminer. Elles fonctionnent en général loin de leur zéro (position d’équilibre de la balance non chargée), ce qui n’est pas favorable à la précision. Néanmoins, elles évitent l’emploi de nombreuses masses marquées.

La bascule de Quintenz est une balance à bras inégaux mais à rapport fixe. Elle permet de constater l’égalité m1 = 10m0 moyennant un jeu de leviers multiples et d’articulations.

La balance romaine et la bascule romaine utilisent un curseur que l’on déplace pour retrouver le zéro de la balance. Sa position fournit alors la valeur de la masse à mesurer.

La balance de Roberval est une balance à bras égaux dans laquelle les deux plateaux sont supportés au-dessus du fléau. Le mécanisme nécessaire accroît le nombre des articulations.

Les trébuchets de laboratoire sont des balances à bras égaux et à deux plateaux suspendus. Ils sont munis de dispositifs d’arrêt et d’observation de l’équilibre au moyen d’une longue aiguille se déplaçant devant une graduation.

Les balances à cavaliers et les balances à chaîne, habituellement enfermées dans des cages vitrées, évitent la manipulation de masses de très faibles valeurs, les unes grâce à des cavaliers déplaçables sur une réglette solidaire du fléau, les autres au moyen d’une chaînette dont une extrémité est fixée au fléau et l’autre à un curseur mobile sur une règle verticale.

Dans les balances à micromètre, l’aiguille porte une graduation micrométrique que l’on observe au moyen d’un viseur.

Gilles Personne ou Personier de Roberval

Mathématicien et physicien français (Roberval, Beauvaisis, 1602 - Paris 1675). Il imagina en 1634 une méthode de mesure des aires et des volumes, qu’il appliqua à la cycloïde, puis indiqua un procédé de tracé des tangentes aux courbes. Il démontra la loi de composition des forces et inventa, en 1670, la balance à double fléau.


Balance à deux plateaux et à bras égaux ; justesse

Soit A1O2 le fléau d’une balance, mobile autour du point O, arête du couteau central qui repose sur un plan fixe. Les points A1 et A2 représentent les arêtes des couteaux latéraux. Soient A1O = l1 et OA2 = l2, G est le centre de gravité du fléau (fig. 1). Le fléau abandonné à lui-même prend une position d’équilibre dans laquelle G est sur la verticale de O. Soient φ1 et φ2 les angles de A1O et OA2 avec l’horizontale, et posons :

et

et sont les longueurs des bras du fléau.

Aux points A1 et A2, on accroche les plateaux de poids p1 et p2. Chacun prend une position d’équilibre qui amène son centre de gravité sur la verticale de l’arête de son couteau de suspension. On peut donc considérer que son poids est appliqué à cette arête. Supposons que la position d’équilibre du fléau dans ces conditions (zéro de la balance) soit la même que pour le fléau seul. Cela exige que la somme des moments par rapport à O des forces p1 et p2 soit nulle, ou