Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
T

textiles (industries) (suite)

• Autres fibres synthétiques. Il existe un grand nombre d’autres fibres synthétiques, et principalement des fibres vinyliques, caractérisées par la présence du radical vinyle CH2=CH— dans la molécule unitaire. Ces fibres Pe Ce (fabriquées en Allemagne au début de la Seconde Guerre mondiale, puis dans d’autres pays sous les noms de Rhovyle, Crinovyle, Velon, Permalon, Tygan, Clorene, Dynele, Darlan) sont constituées soit par de simples polymères de chlorure de vinyle, soit par des copolymères avec l’acétate de vinyle ou d’autres constituants tels que le chlorure de vinylidène, le vinylidène nitrile, l’alcool polyvinylique, etc. À côté des fibres vinyliques figurent des fibres à base de diènes, comme le polyéthylène, le polypropylène (Courlene, Marlex, Northylene) ou le tétrafluoréthylène (Teflon).

Enfin, les importants progrès réalisés dans l’industrie des plastiques avec la mise au point de produits infiniment plus complexes ont permis la fabrication de fibres à hautes performances, notamment en ce qui concerne la tenue au feu et à la chaleur.

G. G.


Les principales sociétés textiles


Boussac (groupe),

ensemble d’affaires textiles créées au début du siècle dans la région du nord de la France et dans les Vosges. Le développement progressif de ses activités sous l’impulsion de Marcel Boussac (né en 1889) conduit à une organisation proche de celle des groupes industriels traditionnels. Mais les imbrications entre la centaine de sociétés de ce groupe sont plus complexes que dans un ensemble industriel classique. Un premier groupe a ses activités purement textiles : fabrication de tissus notamment tissage du coton, distribution à travers des filiales commerciales. À côté se trouvent des sociétés financières et immobilières. L’ensemble industriel et financier est articulé autour de deux sociétés mères : le Comptoir de l’industrie textile de France et la Manufacture de Senones. La plus importante filiale de commercialisation est le Comptoir de l’industrie cotonnière. Afin de renforcer sa position industrielle, le groupe a abandonné une part majoritaire du capital de deux filiales non spécialisées dans l’industrie textile : les parfums Dior, cédés au groupe Moët-Hennessy, et la Société de banque et de participations, cédée au groupe la Fortune. Toutefois, la société de confection Dior-Couture est restée dans le groupe Boussac. En décembre 1974 le Comptoir de l’industrie textile de France est transformé en société anonyme à directoire et la présidence de ce directoire est confiée à Claude-Alain Sarre, déjà président de la Lainière de Roubaix ; mais celui-ci démissionne peu après (avr. 1975).


Burlington Industries Inc,

société américaine créée en 1923 et considérée comme la première affaire aux États-Unis pour la fabrication des tissus. Ses 135 usines installées sur le territoire américain et ses 34 usines réparties dans dix pays étrangers situent l’importance de ses actifs industriels. Les trente et une divisions décentralisées de Burlington s’articulent autour de deux activités principales : les textiles pour vêtements, qui constituent près des deux tiers des ventes, et les revêtements de sols et de murs à destination des habitations, qui en constituent le tiers environ. Le restant du chiffre d’affaires, soit moins de 5 p. 100, est réalisé par la vente de textures de pneumatiques, de serviettes, de meubles et de rubans pour machines à écrire ou pour imprimantes d’ordinateurs. Tous les types de textiles sont employés : laine, coton, jute et textiles artificiels ou synthétiques.


Carrington Viyella Ltd,

société britannique créée en 1950 sous la dénomination Carrington and Dewurst Group Ltd. Filiale du groupe Imperial Chemical Industries Ltd et l’un des principaux fabricants de textiles en Europe, elle n’a adopté sa raison sociale actuelle qu’en 1970. Elle réalise toute la gamme des opérations de l’industrie textile, en particulier filature et tricotage, soit directement, soit par ses filiales britanniques ou étrangères situées en Afrique du Sud, en Australie, au Canada, aux États-Unis, en Italie, aux Pays-Bas et en Belgique.


Coats Patons Ltd,

société britannique constituée en 1960 et considérée comme la première affaire proprement textile dans le monde. Elle est issue de la fusion de deux sociétés anciennes, la société J. & P. Coats, d’origine écossaise, créée en 1890, et la société Patons and Baldwins Ltd, fondée en 1920. Toutes deux spécialisées dans le tissage du fil de laine à destination de la bonneterie ou de la fabrication de couvertures, ces entreprises réunissent leurs capitaux dans une même société holding J. & P. Coats, Patons & Baldwins, qui devient en 1967 Coats Patons Ltd. En 1971, le groupe prend le contrôle de Pasolds et de West Riding Worsted and Woollen Mills. Premier fabricant de laine d’origine Shetland et de fil à coudre, il distribue ses productions sous plusieurs marques, dont Coats, Chain, Trident, Elephant. Une centaine d’usines, employant près de 80 000 personnes, sont réparties entre neuf sociétés exploitantes, dont les deux sociétés fondatrices, et diverses filiales, dont le groupe prend le contrôle au fil des années. À l’étranger, le groupe est présent par le biais d’une trentaine de filiales réparties dans de nombreux pays : Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Moyen-Orient, Inde et Japon, où il détient 60 p. 100 d’une importante société : Teikoku Seishi Kabushiki Kaisha. C’est d’ailleurs hors de Grande-Bretagne qu’il réalise la plus grande partie de ses bénéfices d’exploitation.


Cotonificio Cantoni s. p. a.,

société italienne fondée en 1872. Elle a, dès la fin du xixe s., occupé une position importante sur le marché italien du coton : filature, lissage et traitement des tissus entrant dans ses attributions. Mais le coton n’est plus la seule matière première traitée par le groupe, qui s’intéresse aussi aux tissus artificiels et absorbe en 1968 la firme De Angeli-Frua. À l’heure actuelle, les treize usines du groupe disposent de plus de 250 000 fuseaux et de 3 400 métiers à tisser, répartis entre huit filiales.


Dierig Holding AG.,