Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
S

surrénales (capsules) (suite)

L’élimination des 17-céto et 17-OH est normale. L’hyperaldostéronisme est affirmé par l’augmentation de l’élimination urinaire de la tétrahydroaldostérone (T. H. A.). La mise en évidence de l’adénome responsable est difficile et bénéficie des opacifications déjà citées : on peut associer à la phlébographie surrénalienne le dosage du sang veineux surrénalien et parvenir ainsi à distinguer l’adénome de l’hyper-plasie.

Les problèmes chirurgicaux sont complexes et varient selon l’étiologie de l’hyperaldostéronisme.

• Les tumeurs non sécrétantes de la surrénale. Elles sont très rares : on oppose les tumeurs kystiques (kyste parasitaire, kyste vrai, pseudo-kyste hématique) et les tumeurs solides (corticosurrénalome malin, adénome bénin).

Révélées par des douleurs, des signes de compression des organes voisins, elles sont habituellement découvertes tardivement, en l’absence de contexte endocrinien, sous forme d’une volumineuse masse ferme, perçue dans la région lombaire. Des différentes opacifications radiologiques, l’artériographie est essentielle.

L’exérèse chirurgicale s’impose, mais le pronostic des lésions malignes est redoutable.

• Les tumeurs surrénaliennes avec syndromes masculinisants ou féminisants. Les tumeurs féminisantes se révèlent par une gynécomastie (développement des seins chez l’homme) par excès d’œstrogènes observée de façon constante, associée parfois à une perte de la libido, à une atrophie testiculaire, à une tumeur surrénalienne palpable, à une augmentation de l’excrétion urinaire des métabolites des œstrogènes. Ces syndromes sont dus à un adénome bénin ou à un cancer surrénalien. Le traitement en est chirurgical.

Les syndromes virilisants purs par tumeur sont rares.

• L’hypertension artérielle essentielle. Cette affection, très répandue (v. hypertension), peut bénéficier dans certains cas de la chirurgie surrénalienne en raison du rôle des hormones surrénaliennes dans les mécanismes régulateurs de la tension artérielle et dans les résistances vasculaires périphériques. En fait, on s’est orienté vers des opérations mixtes agissant à la fois sur les surrénales et sur le sympathique (surrénalectomie de réduction bilatérale et sympathectomie). L’indication de ces interventions n’est légitime qu’après échec d’un traitement médical bien conduit.

• Cancer du sein métastatique. Il est connu que le développement du cancer du sein avec métastase est en relation avec le taux de stéroïdes* féminisants. Le but du traitement étant de tarir la source des œstrogènes dans l’organisme, la chirurgie surrénalienne a sa place dans l’arsenal thérapeutique de ce type de cancer métastasé, à côté de l’hypophysectomie, de la chimiothérapie, et surtout à côté de la castration chirurgicale, qui reste la méthode de base et qui doit toujours précéder ou accompagner la surrénalectomie bilatérale. Après ces interventions, l’hormonothérapie substitutive est indispensable.

Ph. de L.

surtension

Élévation de tension, par rapport à la tension de service normal, pouvant exister entre deux parties électriques.



Généralités

La connaissance des surtensions est de première importance pour la détermination correcte des isolations et, dans le cas des réseaux, pour définir les caractéristiques des disjoncteurs et le niveau d’isolement du matériel. On peut classer les surtensions de différentes façons :
— surtensions permanentes aux fréquences industrielles dans les conditions normales d’exploitation, c’est-à-dire n’excédant pas la tension la plus élevée à laquelle est soumis le matériel en régime permanent ;
— surtensions temporaires à fréquence industrielle (fréquence du réseau ou fréquence très voisine) ;
— surtensions de manœuvre ou surtensions internes ;
— surtensions atmosphériques ou surtensions externes.

Ces deux derniers types de surtensions transitoires ont une amplitude élevée et une durée courte. (Une surtension transitoire est caractérisée par son amplitude, sa durée et sa forme d’onde.) La connaissance de l’amplitude des surtensions permet de resserrer les marges des divers niveaux de protection et de tenue du matériel. La fréquence d’occurrence est une indication du risque de claquage des isolations et du nombre d’interventions des dispositifs de protection.

Le coefficient de surtension, appelé aussi coefficient de qualité, est la caractéristique essentielle d’un circuit oscillant : étant la capacité, R la résistance ohmique, L le coefficient de self-induction de ce circuit et ω la pulsation du courant qui le traverse. Ce coefficient est égal au quotient des deux tensions U0 étant la tension maximale dans le cas le plus général et UN la tension nominale.


Surtensions permanentes

Pour étudier les surtensions permanentes dues à la constitution du circuit, on se ramène toujours à un circuit résonnant LCR soit en série, soit en parallèle, constitué par une inductance LR et un condensateur C. En effet, tous les générateurs, machines tournantes, générateurs à haute fréquence ou autres utilisent les propriétés de ces circuits : pour assurer un fonctionnement correct, il faut compenser la puissance réactive de la charge de façon que le générateur n’ait à fournir que la puissance active réellement utile.


Surtensions temporaires à la fréquence industrielle

On a une surtension dynamique pouvant durer plusieurs secondes et qui dépend des conditions d’exploitation du réseau, en particulier de l’état du neutre par rapport à la terre.


Surtension aux bornes des alternateurs en cas de déclenchement brusque d’une charge

La force électromotrice interne des alternateurs est notablement plus élevée que la tension aux bornes du fait de leur réactance synchrone. En cas de déclenchement brusque d’une charge, la tension du réseau tend vers la force électromotrice interne de l’alternateur. La montée en vitesse de l’alternateur ainsi déchargé peut aggraver la surtension, d’où l’emploi de régulateurs de tension et de vitesse des alternateurs. Cette surtension peut facilement atteindre un facteur 1,4.