Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
S

sports de glace (suite)

À partir de 1952, aux jeux Olympiques d’Oslo, où l’on s’était aperçu que la victoire dépendait pour une grande part du poids des bobeurs, une réglementation a été définie afin de limiter la charge possible d’un engin. Pour le « bob à deux » (ou boblet), le poids de l’engin est limité à 165 kg et celui de l’équipage à 210 kg ; pour le « bob à quatre », le poids est limité à 230 kg pour l’engin et 400 kg pour l’équipage. Les compétitions se déroulent en plusieurs manches.

Le bobsleigh est un sport très pratiqué en Italie, en Allemagne de l’Ouest et en Suisse.


La luge

Issue d’un moyen de transport de marchandises, puis d’un jeu auquel s’adonnent les enfants, la luge est devenue un engin favorable aux compétitions sportives depuis l’invention de la luge flexible par un Autrichien, Martin Tietze, et les premiers championnats du monde eurent lieu en Pologne en 1958. La luge fut admise aux jeux Olympiques de 1964 ; elle est sans doute appelée à supplanter le bobsleigh.

La luge sportive est plus longue, plus large, plus lourde et beaucoup plus maniable que la luge classique, du fait que les patins ne sont plus ridiges, mais peuvent être déplacés avec le pied indépendamment l’un de l’autre.

Les compétitions de luge, qui sont ouvertes aux femmes, se déroulent sur un engin monoplace ou biplace. Les pistes de luge (glacées) doivent être homologuées pour les concours d’un certain niveau. Les concours se disputent en deux ou quatre manches.


Le curling

Les activités sportives ou de loisir sur la glace sont innombrables. Il est un jeu, cependant, dont la popularité va croissante, le curling.

Il se joue généralement sur une piste de glace de 42 m de long. Il s’agit de faire glisser une énorme pierre munie d’une poignée qui se démonte en direction d’un but constitué par un cercle. La pierre doit peser au maximum 19,95 kg, et le cercle, dont le centre est marqué par une quille (dolly), a un rayon de 1,83 m. Les pierres (stones) ont deux faces (d’où la poignée démontable) : une face pour la glace normale et une autre pour la glace lourde (keen side).

Les équipes sont composées de quatre personnes chacune, dont un capitaine (skip), qui possède de nombreux privilèges, dont celui d’avoir accès à la « maison » (c’est-à-dire le cercle constituant la cible) ; chaque joueur dispose de deux pierres. Le calcul des points est déterminé par le nombre de pierres qui se trouvent le plus près du but.

Les joueurs disposent en outre d’un balai qui leur sert à polir la glace, en cours de jeu, devant la pierre, afin d’en faciliter le glissement et de l’orienter éventuellement (sans toucher la pierre bien entendu) ; cette manœuvre doit être obligatoirement commandée par le capitaine, qui, d’ailleurs, est le seul à avoir le droit de relayer ses coéquipiers dans cet exercice à partir d’une certaine ligne, dite « de balayage » (sweeping-line). Il s’agit d’une manœuvre délicate en raison de l’effet qui est donné à la pierre au moment de l’impulsion, car la ligne directe n’est pas le meilleur moyen d’atteindre le but, comme on pourrait le croire, et tout l’art du jeu tient dans sa dénomination même (to curl signifie « boucler », « friser »).

Ce jeu, parti de Grande-Bretagne, a conquis la Suisse, qui en fait d’ailleurs un de ses arguments auprès de la clientèle de sports d’hiver, et il commence à se développer en France.

M. C.

 S. Lang, le Ski et outres sports d’hiver (Larousse, 1967).

squelette

Ensemble des éléments cellulaires, tissulaires ou organiques assurant aux organismes animaux un appareil de soutien nécessaire au maintien de leur forme et à l’insertion de l’appareil locomoteur.


Le squelette a, dans le règne animal, une morphologie, une origine embryonnaire et une structure très variables d’un embranchement à l’autre, si bien que la seule définition générale qu’on puisse en donner est d’ordre fonctionnel.


Le squelette des Invertébrés


Hydrosquelette ou squelette hydrostatique

Bien des espèces animales dépourvues de tissu squelettique dur n’en conservent pas moins une forme générale constante et sont capables de déplacements d’ensemble ou de mouvements. Chez une Anémone de mer, par exemple, dont les fibres musculaires circulaires ou longitudinales peuvent uniquement assurer la contraction de l’animal et l’élimination par la bouche du liquide de la cavité gastrique, le retour à la forme normale se fait par relâchement musculaire ainsi que par le battement actif des flagelles endodermiques, attirant de nouveau l’eau dans la cavité digestive. Chez les embranchements triploblastiques acœlomates, comme les Vers plats, ou Plathelminthes, c’est le parenchyme interne et le liquide interstitiel, peu compressibles, qui ont ce même rôle « squelettique » ; la part prépondérante jouée par l’eau, liquide incompressible, a valu à cette forme de squelette sans parties dures le qualificatif d’« hydrostatique ». Bien entendu, ce squelette hydrostatique, ou hydrosquelette, existe fonctionnellement dans tous les groupes, qu’il y ait présence concomitante ou non d’un squelette dur. Chez les Annélides et chez les animaux triploblastiques cœlomates, ce rôle est tenu par les formations cœlomiques, d’origine mésodermique, dont le liquide transmet les contractions des cellules myopithéliales et musculaires, assurant ainsi mouvements et déplacements d’ensemble. Les Mollusques, chez lesquels les formations cœlomiques sont fortement régressées chez l’adulte, ont un squelette hydrostatique constitué par l’hémocœle, formation qui joue le même rôle dans certains mouvements des Arthropodes, où la carapace chitineuse n’intervient pas. Signalons, enfin, que ce même mécanisme, chez les Échinodermes, met en jeu le système aquifère, ensemble de cavités d’origine cœlomique complexe qui assure l’allongement des tubes ambulacraires par contraction des ampoules situées à la base rie chacun de ceux-ci.