Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
R

rugby (suite)

Le ballon

Fabriqué à l’origine avec une vessie de porc recouverte par une enveloppe de cuir, le ballon fut ainsi, dès le début, de forme ovoïde. Ses dimensions sont les suivantes : grand axe, de 280 à 290 mm ; grand périmètre, de 76 à 79 cm ; petit périmètre, de 61 à 65 cm. Le poids est de 380 à 430 g.


Les joueurs

La mêlée fut la base du jeu, puis, au fil des années, elle diminua d’importance et apparurent les demis, les trois-quarts et l’arrière, chargés d’exploiter les ballons gagnés par les avants. Dans le premier match international, les joueurs étaient ainsi répartis : 3 arrières, 1 trois-quart, 3 demis et 13 avants. Sous l’influence de la fameuse équipe de Cardiff, en 1885, s’établit au pays de Galles la disposition moderne de 8 avants, de 2 demis, de 4 trois-quarts et de 1 arrière. Mais ce n’est là qu’une disposition tactique ; le règlement n’impose que trois joueurs pour la formation de la première ligne de la mêlée.


Les points

Longtemps, le fait de passer un but après un essai, une pénalité ou un coup de pied tombé (drop) fut la seule façon de marquer. L’action de marquer un essai se révélant toutefois le véritable moteur du jeu, l’essai prit une valeur croissante : 1 point en 1886, 2 points en 1889, 3 points en 1894 et 4 points en 1972. La cotation est aujourd’hui la suivante : un essai, 4 points ; un essai transformé, 6 points, un but ou un drop, 3 points.


La durée de la partie

La partie est divisée en deux périodes de 40 minutes chacune ; elle est dirigée par un arbitre, seul responsable, assisté de deux juges. L’arbitre décompte les temps morts dus à des blessures ou autres incidents et prolonge chaque mi-temps du temps ainsi perdu. Il ne peut revenir sur une décision, sauf dans un cas : s’il a laissé se dérouler le jeu sans voir qu’un juge de touche a indiqué que le ballon était sorti du terrain. Lors des matches internationaux, deux joueurs peuvent être remplacés jusqu’à la fin de la partie pour blessure reconnue.


Coups de pied

On distingue trois sortes de coups de pied : le coup de pied de volée, pour dégager en touche ou botter à suivre ; le coup de pied tombé, donné après que le ballon a rebondi au sol et qui est utilisé pour un rengagement après un essai non transformé, pour une remise en jeu sur la ligne des 22 m ou pour une tentative de but dans l’action (drop-goal) ; le coup de pied placé, pour l’engagement ou le rengagement après un essai transformé, un but ou un drop et pour les tentatives de tir au but (transformation, pénalité).


Arrêt de volée

Sur la réception d’un coup de pied de l’adversaire, un joueur, en criant « marque » et en ayant les pieds au sol au moment de la reprise de volée, arrête le jeu si l’arbitre estime le « marque » valable. Les adversaires peuvent s’avancer jusqu’au point du « marque » et ont le droit de charger dès l’instant que le joueur qui a fait le « marque » s’élance pour botter.


Mêlée

Une mêlée est une remise en jeu du ballon après une faute technique sans gravité (en-avant, touche non droite, coup de pied d’engagement ou de rengagement mal donné, de). Les joueurs doivent être liés les uns aux autres et n’ont pas le droit de faire écrouler la mêlée. Les deux premières lignes doivent être liées en position de poussée. La balle est lancée au milieu du tunnel formé par les deux premières lignes, dont les joueurs n’ont pas le droit d’avancer les pieds tant que le ballon n’a pas touché le sol.


Touche

Il y a louche lorsque le ballon, botté ou porté, dépasse la ligne délimitant le terrain entre les deux lignes de but. La remise en jeu se fait sur une ligne imaginaire perpendiculaire à la ligne de louche et de chaque côté de laquelle les joueurs sont alignés pour gagner la balle lancée entre les deux camps. Si la balle est bottée par le camp défendant à l’intérieur de ses 22 m, la touche se joue à l’endroit où le ballon est sorti. Au-delà des 22 m, le ballon doit toucher le sol avant de sortir pour que la touche se joue au point de sortie ; si le ballon sort directement, la touche se joue à hauteur de l’endroit où le ballon a été botté.


Hors-jeu

La lutte pour la possession de la balle, opposant généralement les avants, reste essentielle. En raison de l’amélioration athlétique et technique des avants, ceux-ci ont été de plus en plus capables d’intervenir dans le jeu autrement que pour gagner la balle eu mêlée, à la touche, dans les mêlées ouvertes ou les mauls. Pour éviter notamment leur action destructive eu défense, les législateurs de l’International Board ont renforcé à partir de 1964 les lois du hors-jeu.

Ainsi, lors d’une mêlée, tant que le ballon est en mêlée, seul le demi de mêlée de chaque équipe peut se trouver au-delà de la ligne de hors-jeu passant par les pieds du dernier homme de la mêlée. Tout joueur qui se détache de la mêlée doit aller derrière cette ligne.

Pour de semblables raisons, lors d’une remise en jeu à la touche, la profondeur de l’alignement est déterminée par le camp qui fait la remise en jeu et dont le dernier joueur, qui fixe la ligne de hors-jeu, est appelé verrouilleur. En dehors de cette limitation de la profondeur de la touche, deux lignes de hors-jeu passent à 10 m chacune du retrait de l’alignement des avants. Dans cette zone de 20 m sur toute la largeur du terrain, les joueurs ne participant pas à la touche n’ont pas le droit de pénétrer tant que la touche n’est pas finie, sauf le joueur qui fait la remise en jeu et le joueur du camp adverse qui lui est opposé ainsi qu’un joueur de chaque camp faisant office de demi de mêlée. Les joueurs placés dans l’alignement (ils ne peuvent pas être moins de deux par équipe) n’ont pas le droit de bousculer ou de tirailler un adversaire qui n’est pas possesseur du ballon, ni de s’appuyer sur un partenaire ou de se faire aider par celui-ci. La prise de la balle ne met pas fin à la touche et à ses dispositions. La touche est terminée lorsque la balle a été tapée, passée ou bien lorsque le regroupement qui a pu être formé autour d’elle s’est déplacé nettement d’un côté ou de l’autre de la ligne initiale de remise en jeu.