Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
R

recherche opérationnelle (suite)

 M. G. Delfosse, Manuel de l’agent technique, t. I : le Service des méthodes et l’étude des postes de travail (Entreprise moderne d’éd., 1959). / A. Kaufmann et R. Faure, Invitation à la recherche opérationnelle (Dunod, 1962 ; nouv. éd., 1970). / R. Haviland, Engineering Reliability and Longlife Design (New York, 1964 ; trad. fr. Techniques de fiabilité et durée de vie des équipements, Eyrolles, 1966). / J. Chouleur, les Techniques mathématiques dans l’entreprise (Entreprise moderne d’éd., 1965). / J. F. Magee, Industrial Logistics (New York, 1967). / H. B. Maynard, Handbook of Business Administration (New York, 1967).

récif

Chaîne de rochers bas, arides, continuellement émergés, édifiés au cours des siècles par des êtres vivants marins, dont les Polypes (v. Cœlentérés) sont les plus importants.



Généralités

L’édification des récifs coralliens relève en effet de l’activité de nombreux organismes : au premier rang, des Madréporaires (Acropora, Porites, Meandrina, Astrea...), puis en proportions variables des Hydrocoralliaires (Millepora...), des Alcyonaires (Heliopora, Tubipora...), des Bryozoaires*, des Polychètes* (Serpulidés), des Cirripèdes*, des Mollusques*, des Algues* encroûtantes (Mélobésiées), etc. Sans participer directement à la mobilisation du calcaire, des éléments végétaux, découverts ou tout au moins étudiés depuis peu, jouent un rôle primordial dans la vie de la communauté récifale. Ce sont, d’un côté, des Algues unicellulaires, les Zooxanthelles, hébergées dans le protoplasme de la plupart des constructeurs, d’un autre côté des Algues filamenteuses d’un vert brillant qui se développent dans les pores du substrat non vivant. Si l’on raisonne en poids de tissu mou, la biomasse de ces Algues dépasse souvent la biomasse du reste des constituants, ce qui confère aux récifs cette haute productivité, connue mais inexpliquée jusqu’au constat de ce bilan.

Les exigences écologiques de tous ces organismes font qu’on ne les rencontre que dans des eaux claires, à température et salinité élevées, ce qui limite pratiquement l’aire de répartition géographique des récifs actuels aux secteurs les plus limpides de la ceinture intertropicale : région indo-pacifique et région caraïbe, avec une exception marquée pour la mer Rouge, laquelle abrite encore de belles formations madréporiques au fond du golfe d’‘Aqaba (golfe d’Eilat).

Les récifs coralliens sont de taille et de forme variées. On réserve le nom de « pinacle » — vulgairement celui, beaucoup plus significatif, de « patate » — aux récifs de petites dimensions. Ceux de grandes dimensions sont classés en quatre catégories, dont les traits dominants ont été résumés, en 1961, par J.-M. Pérès, à qui nous les empruntons.


Atolls

Ce sont des anneaux coralliens, coupés de passes et enserrant un lagon dont la profondeur s’inscrit généralement entre 30 et 100 m. Le diamètre de certains atolls (les plus grands appartiennent aux archipels des Maldives et des Tuamolu) dépasse 50 km (voir fig.).


Récifs-barrières

Ce sont des rubans plus ou moins continus, situés à quelque distance de la ligne de rivage et séparés de celle-ci par des lagons dont la profondeur est du même ordre que celle des lagons d’atolls et dont la largeur peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres. Les deux exemples les plus achevés de récifs-barrières flanquent la mer de Corail : à l’est, la Barrière de Nouvelle-Calédonie (plus de 300 km) ; à l’ouest, la Grande Barrière d’Australie (près de 2 000 km).


Récifs frangeants

Ce sont des festons bordant directement la ligne de rivage. Les conditions écologiques y sont souvent moins favorables que dans les récifs des deux catégories précédentes, en raison des apports sédimentaires ou des apports d’eau douce liés à la proximité des terres émergées.


Récifs plates-formes

Ce sont des formations émergeant des zones peu profondes de la marge continentale ou installées sur des hauts-fonds d’origines diverses. Leur face supérieure est aplatie (d’où leur nom). En outre, ils sont généralement allongés, parallèlement au vent dominant s’ils se trouvent à l’intérieur d’un lagon, perpendiculairement s’ils se trouvent en plein océan.

Quelles que soient les tailles et les formes des récifs, l’abondance des anfractuosités et la multiplicité des micromilieux concourent pour donner au complexe des peuplements coralliens une richesse inégalée au point de vue qualitatif comme au point de vue quantitatif. La luxuriance de la faune associée est connue de tous. Mais, outre sa diversité et sa polychromie, qui frappent de prime abord l’observateur le moins averti, cette faune est aux yeux des biologistes encore plus remarquable par sa parfaite adaptation à l’exploitation de tous les niveaux trophiques et par son étroite dépendance à l’égard de son support. Vivant pratiquement en circuit fermé, les formations coralliennes offrent ainsi un excellent exemple d’écosystèmes en réduction et peuvent être comparées, toutes proportions gardées, à des oasis semées dans un désert. Munificents sont les récifs, pauvres les espaces océaniques dont ils sont entourés.

E. P.

➙ Algues / Cœlentérés / Littoral / Océan.

 J. M. Pérès, Océanographie biologique et biologie marine, t. I : la Vie benthique (P. U. F., 1963). / H. Friedrich, Meeresbiologie (Berlin, 1965). / H. Ginés et R. Margalef, Ecologia marina (Caracas, 1967). / R. Dajoz, Précis d’écologie (Dunod, 1970). / Le Monde vivant des atolls (Soc. des océanistes, 1972).

Recife

V. du Brésil, capit. de l’État de Pernambouc.


Ville ancienne, fondée par les Portugais au début de l’époque coloniale, Recife (appelée autrefois Pernambuco [en franç. Pernambouc]) est la métropole économique de la région du Nord-Est (Nordeste*) du Brésil. Elle abrite des activités variées et dynamiques, mais reçoit aussi un flot de migrants venus de la grande zone intérieure du Nord-Est, en nombre démesuré par rapport aux emplois qu’elle peut offrir, ce qui provoque la création, dans la cité, de vastes zones d’habitat pauvre, voire misérable.