Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
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professionnelles (organisations) (suite)

Les principaux syndicats agricoles

• La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (F. N. S. E. A.). Née en 1946, elle se développe rapidement et devient (malgré la présence, à l’époque, de la Confédération générale de l’agriculture [C. G. A.], née en 1945, mais qui va s’effacer) l’unique représentation syndicale des agriculteurs. Les syndicats locaux (30 000, rassemblant 800 000 agriculteurs et leur famille) sont regroupés au sein de fédérations départementales, qui adhèrent elles-mêmes à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles.

• Le Centre national des jeunes agriculteurs (C. N. J. A.). Il est né de la mutation du Cercle des jeunes agriculteurs, se transformant, en 1954, en association régie par la loi de 1901 puis, en 1956, en Union des syndicats, rattaché à la F. N. S. E. A. En 1961, le Cercle prit le nom de Centre. Aujourd’hui, le C. N. J. A. regroupe 89 centres départementaux et 2 400 centres cantonaux, auxquels adhèrent quelque 100 000 membres. Ceux-ci, que l’on considère comme l’aile marchante du syndicalisme agricole, ont pris position sur tous les problèmes les plus importants de la profession. C’est sous leur impulsion que furent élaborés le texte de la loi d’orientation de 1960 et celui de la loi complémentaire de 1962. L’agriculture de groupe, les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (S. A. F. E. R.), la coopération agricole lui doivent beaucoup.

• Le Groupement national pour la défense et le développement des entreprises agricoles (G. N. D. D. E. A.). Constitué en 1973, il regroupe les dirigeants de grandes exploitations.

• Le Conseil de l’agriculture française (C. A. F.). Il fédère les organisations syndicales et coopératives paysannes françaises.


La ligne verticale

Dans certaines branches professionnelles, les entreprises adhèrent directement à des syndicats nationaux. Parfois, dans d’autres secteurs professionnels, les entreprises sont affiliées à des syndicats locaux (primaires), regroupés eux-mêmes en syndicats départementaux ou régionaux, lesquels, enfin, adhèrent à un syndicat national. Ainsi, selon les cas, des « barreaux » de cette échelle verticale reliant l’entreprise à la représentation nationale peuvent être « sautés ».


La ligne horizontale

Les syndicats « verticaux » relevant des diverses branches professionnelles se regroupent dans une région en une union « interprofessionnelle » (au niveau généralement départemental), les « interprofessionnelles » adhérant elles-mêmes à la Fédération des associations régionales. L’insertion de toutes les organisations professionnelles dans la réalité régionale doit être ici notée.

Selon les branches professionnelles, ou bien la chambre syndicale a une zone de compétence à la fois économique et sociale, ou bien il existe deux structures, l’une économique, l’autre sociale : pour les problèmes économiques, les entreprises adhèrent généralement directement à un syndicat national à vocation économique, les problèmes sociaux étant, quant à eux, traités par des syndicats décentralisés communs à plusieurs activités voisines.


Deux exemples : l’organisation de la métallurgie et celle de la chimie

• L’organisation de la métallurgie est double. Pour les questions économiques (et techniques), l’entreprise adhère le plus souvent à un syndicat national correspondant à ses activités : par exemple à la Chambre syndicale de fabricants de compteurs à gaz — qui (avec d’autres syndicats) adhère elle-même à la Fédération des métaux —, ou au Syndicat des constructeurs d’appareils radiorécepteurs et téléviseurs — qui adhère à la Fédération nationale des industries électroniques —, ou encore à la Chambre syndicale des fabricants de tubes d’acier — elle-même adhérente à l’Union syndicale du tréfilage et laminage à froid de l’acier. Pour les problèmes sociaux, l’entreprise (ou ses différents établissements) adhère à une chambre syndicale « régionale » (dont le ressort est, assez généralement, départemental), elle-même adhérente, au plan national, à l’Union des industries métallurgiques et minières (U. I. M. M.). L’U. I. M. M. au niveau social et les grandes fédérations pour les questions économiques adhèrent, au sommet, au C. N. P. F.

• L’organisation de la chimie est sensiblement différente. Au niveau économique, les entreprises adhèrent à un ou à plusieurs syndicats nationaux (le Syndicat professionnel des fabricants de matières plastiques ou celui de l’industrie des engrais par exemple), qui se regroupent dans l’Union des industries chimiques. Pour les problèmes sociaux, les entreprises adhèrent à des chambres syndicales « régionales » (dont le ressort est celui de la « région économique »), qui adhèrent à l’Union des industries chimiques, elle-même membre du C. N. P. F.

J. L.

➙ Artisanat / Entreprise / Patrons et Patronat / Syndicalisme / Syndicat / Travail.

programmation

Ensemble des tâches à effectuer entre la saisie d’un problème par un informaticien et l’éventuel traitement de ce problème au moyen d’un ordinateur.


Le terme de programmation recouvre les fonctions :
— d’analyse de « faisabilité » ;
— de construction des algorithmes de résolution formelle ;
— de définition externe des fichiers ;
— d’analyse fonctionnelle ;
— de structuration modulaire ;
— de choix du langage de programmation ;
— d’analyse de programmation ;
— de codage et de réalisation matérielle du programme ;
— de préparation du passage du programme en machine ;
— de test et de contrôle de qualité du programme ;
— de documentation (interne et externe) du programme.


L’analyse de faisabilité

Un ordinateur est une machine dont les capacités se bornent à l’enregistrement, au traitement logique et à la restitution de certaines quantités finies d’informations, et ce, de façon exclusivement automatique, en exécutant séquentiellement les instructions qui lui sont fournies par un programme. Aussi, pour traiter un certain problème à l’aide d’un ordinateur, il faut, en premier lieu, vérifier que ce problème est automatisable, qu’il existe un schéma fini de traitement logique permettant de le résoudre et que les capacités logiques d’un ordinateur sont suffisantes pour lui permettre d’exécuter le programme associé à ce schéma. Cette analyse globale, dite analyse de faisabilité, va, en particulier, devoir vérifier, en dehors de toute limitation associée à un ordinateur réel, que :
1o le traitement du problème est chronologiquement ordonnable ;
2o il est découpable en un nombre fini de sous-sections de traitement ;
3o pour chacune de celles-ci, le traitement est possible et se ramène à l’examen d’un nombre fini de questions ;
4o pour chacune d’entre elles, toutes les réponses possibles ont été prévues et tous les éléments d’information permettant de choisir entre ces réponses ont été fournis.