Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
P

parapsychologie (suite)

 R. E. Tischner, Einführung in den Okkultismus und Spiritismus (Munich, 1921 ; trad. fr. Introduction à la parapsychologie, Payot, 1951). / C. Richet, Traité de métapsychique (Alcan, 1922). / T. Bret, Précis de métapsychique (Baillière, 1927-1951 ; 3 vol.). / R. Amadou, la Parapsychologie (Denoël, 1954). / S. G. Soal et F. Bateman, Modern Experiments in Telepathy (Londres, 1954). / Y. Castellan, la Métapsychique (P. U. F., coll. « Que sais-je ? », 1955 ; 4e éd., 1971). / J. B. Rhine et J. G. Pratt, Parapsychology : Frontier Science of the Mind (Springfield, Illinois, 1957). / R. Tocquet, Phénomènes de médiumnité (Grasset, 1959) ; les Pouvoirs secrets de l’homme (Productions de Paris, 1963).

parasitisme

Association entre deux organismes d’espèce différente, vivant l’un aux dépens de l’autre.


Le parasitisme animal

Le parasitisme consiste pour un animal à vivre de façon durable aux dépens d’un autre animal : l’hôte, chez qui il prélève les matériaux indispensables à la synthèse de sa propre substance. Un équilibre s’établit le plus souvent entre le parasite et l’hôte, car, si le premier nuit trop au second, il risque de le tuer et de perdre par la même occasion ses moyens de subsistance. Le parasite est le plus souvent en contact permanent avec son hôte, soit à l’extérieur de celui-ci (ectoparasitisme), soit à l’intérieur (endoparasitisme).

Cette forme d’association est unilatérale, en ce sens que le parasite ne peut vivre sans l’hôte, alors que l’hôte se passe fort bien du parasite.

Deux espèces peuvent se rencontrer régulièrement associées, sans que l’une vive aux dépens de l’autre, l’une tirant cependant avantage de l’autre pour sa protection ou sa nutrition. On parle alors de commensalisme*.

Le terme de symbiose* désigne une forme d’association entre deux organismes dans laquelle chacun des partenaires ne peut vivre sans l’autre. Les organismes symbiotiques (on les appelle aussi symbiotes ou symbiontes) sont le plus souvent unicellulaires (Bactéries, Levures, Protozoaires), mais parfois aussi pluricellulaires (Algues et Champignons constituant les Lichens*). Les exemples les plus connus de symbiose animale sont fournis par les Flagellés des Termites, qui leur facilitent la digestion de la cellulose ; il en est de même des Ciliés de la panse des Ruminants. D’autres symbiontes végétaux (Bactéries, Levures, Algues, etc.) sont associés à divers Invertébrés et Vertébrés, chez qui ils assurent diverses fonctions (nutrition, luminosité, etc.).

Ces dernières années, certains auteurs américains ont employé à tort le terme de symbiose dans le sens de « parasitisme ».


Exemples d’animaux parasites

Des parasites se rencontrent dans les embranchements zoologiques suivants : Protozoaires, Cœlentérés, Plathelminthes, Acanthocéphales, Némathelminthes, Mollusques, Arthropodes (Acariens, Crustacés, Insectes), autrement dit seulement chez des Invertébrés. Il existe cependant chez certains Poissons un parasitisme intraspécifique du mâle sur la femelle, et certains Oiseaux (le Coucou) ont une éthologie parasitaire. Nous donnerons quelques exemples choisis dans les principaux embranchements.


Protozoaires

Dans la classe des Flagellés* se trouvent les Trypanosomes, qui vivent dans le sang des Vertébrés et sont transmis par des Invertébrés hématophages (Sangsues, Insectes). La classe des Rhizopodes* comprend les Amibes, dont certaines espèces sont parasites d’Invertébrés et de Vertébrés (y compris l’Homme). On trouve également de nombreux parasites dans la classe des Ciliés* (Infusoires des anciens auteurs), tandis que le sous-embranchement des Sporozoaires (Grégarines, Coccidies, Sarcosporidies) et l’embranchement des Cnidosporidies (Myxosporidies, Microsporidies, Actinomyxidies) comprennent exclusivement des formes parasites. C’est aux Coccidies qu’appartiennent les Plasmodium, agents du paludisme* de l’Homme et de divers Vertébrés. (V. Protistes.)


Plathelminthes (Vers plats)

Les Plathelminthes* comprennent les Trématodes* et les Cestodes*, groupes exclusivement parasites. On distingue deux grands groupes de Trématodes : les Monogénétiques, qui sont pour la plupart ectoparasites de Vertébrés à sang froid (Poissons, Amphibiens, Reptiles) et qui ont un développement direct, avec un seul hôte, et les Digénétiques, qui sont de Vertébrés et qui ont un cycle compliqué avec plusieurs formes larvaires évoluant chez plusieurs hôtes intermédiaires, dont le premier est toujours un Mollusque. Les Cestodes (Ténias) sont des parasites très spécialisés, dépourvus de tube digestif et toujours localisés à l’état adulte dans l’intestin de leur hôte.


Acanthocéphales

Ces Vers sont également exclusivement parasites et se rencontrent à l’état adulte dans l’intestin des Vertébrés.


Némathelminthes (Vers ronds)

L’embranchement des Némathelminthes* comprend deux classes : les Nématodes et les Nématomorphes. Les Nématodes (dont certains représentants sont libres) peuvent parasiter des végétaux (espèces phytoparasites) ou divers animaux (espèces zooparasites). Les Nématomorphes sont des Vers aquatiques (marins ou d’eau douce) dont les larves sont parasites de Crustacés ou d’Insectes.


Mollusques

Certains Lamellibranches pratiquent le commensalisme ou l’ectoparasitisme, tandis que, chez les Gastropodes*, on trouve de véritables endoparasites d’Échinodermes (Holothuries).


Arthropodes

Dans le vaste embranchement des Arthropodes*, on rencontre des parasites parmi les groupes des Crustacés*, des Arachnides* et des Insectes*, qui comptent par ailleurs un grand nombre de formes libres. Chez les Crustacés, ce sont les ordres des Copépodes* (fig. 1), des Cirripèdes, des Isopodes et des Amphipodes qui renferment des espèces parasites, dont la morphologie est parfois très déformée par le parasitisme et dont nous parlerons plus bas. Parmi les Arachnides parasites, il faut citer les Acariens, qui comprennent de très nombreuses espèces parasites de Vertébrés et d’Invertébrés. Certains d’entre eux sont vecteurs de microbes responsables de maladies infectieuses humaines (fièvre boutonneuse, fièvres tachetées, fièvre fluviale du Japon, fièvres récurrentes, etc.). La classe des Insectes compte de nombreux parasites de Vertébrés (Puces*, Poux*, etc.), qui peuvent être vecteurs de graves maladies épidémiques (peste, typhus). D’autres Insectes, dits « entomophages », sont parasites d’autres espèces de la même classe.