Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
P

papier (suite)

société anonyme française constituée en 1896 sous la dénomination de Société des cartonneries de La Rochette. Son potentiel de production a été sensiblement renforcé par l’absorption en 1960 et en 1961 de 3 affaires : la Cenpa avec ses 10 papeteries, la Papeterie de Gonis et la société l’Alfa. Aujourd’hui entreprise totalement intégrée, La Rochette-Cenpa réalise toutes les opérations industrielles de production du papier et du carton.


Papierwerke Waldhof-Aschaffenburg AG. (PWA),

société allemande née de la fusion en 1970 des sociétés Aschaffenburger Zellstoffwerke AG., fondée en 1872, et Zellstofffabrik Waldhof, fondée en 1884. Seconde affaire allemande du secteur papier-carton, cette société, qui possède 22 papeteries et 13 filiales, dispose d’une gamme de productions très étendue et fournit également les services connexes de ses produits ainsi que les machines pour les fabriquer. Les tissus les plus modernes, dont les « non-tissés », constituent une base essentielle de ses activités.


Reed International Ltd,

société britannique créée en 1903 sous la dénomination de Albert E. Reed and Company. Connaissant une expansion continue de son activité propre, elle a renforcé ses actifs par l’absorption en 20 ans d’une quinzaine de compagnies et de groupes de papeteries. Première affaire européenne pour la fabrication du papier et des emballages en carton, elle a vu ses intérêts s’étendre aux activités proches du bâtiment (papier peint, conduits en fibres cartonnées et plastifiées) et à l’emballage plastique. Société internationale, elle possède des filiales implantées en Australie, au Canada, en Hollande, en Norvège et en Suisse.


Svenska Tändsticks AB (STAB),

société anonyme suédoise, fondée en 1917. C’est aujourd’hui une société holding autour de laquelle est organisé un puissant groupe industriel dont les activités se répartissent entre la production de papier, d’emballages, de matériaux de construction, de machines à bois et d’allumettes. Ces 5 secteurs d’activité sont gérés par 5 divisions, créées en 1968 et dans le cadre desquelles s’intègrent 18 filiales suédoises et une cinquantaine de filiales dans le monde.


Weyerhaeuser International Inc.,

compagnie américaine créée en 1900 et spécialisée dans la fabrication de pâte à papier et de carton. Ce groupe se situe en amont du circuit de production : bois de construction, pâte à papier, agglomérés de bois, les produits les plus élaborés étant les cartons d’emballage ondulés et pliants. Entre 1960 et 1964, 5 affaires sont acquises, dont la société française Dropsy S. A. ; 3 nouvelles sociétés sont acquises en 1966, puis 3 autres en 1968, dont la société française des Papeteries de Forex. En 1969, Dierks Forests fait apport au groupe d’une importante surface de terres boisées. Enfin, en 1970 et en 1971, deux nouvelles sociétés renforcent les positions de Weyerhaeuser.

J. B.

papier peint

Papier recouvert de peinture ou d’encre monochrome ou polychrome, avec ou sans motif décoratif, utilisé comme revêtement mural intérieur.



Historique

L’art de fabriquer des papiers de tenture, connu en Chine et au Japon, a été introduit en Europe vers 1550 par les Hollandais et les Espagnols. En France, un édit de 1597 cite les fabricants de papier destiné à faire des tapisseries et autres ornements. On connaît Le François (1610) comme imprimeur de papier peint, mais la nouveauté qui classa ce papier parmi les articles courants fut le mode de fabrication employé au xviiie s. : l’impression à la planche. C’est la famille Papillon qui en fut l’inventeur avec Jean Papillon (1661-1723), fils d’un dominotier, et Jean-Baptiste Papillon (1698-1768). L’industrie du papier peint prit un grand développement à partir de 1780 (J. B. Réveillon) en même temps que les techniques se modifiaient avec l’impression mécanique : cylindres gravés en creux (Jean Zuber de Mulhouse) ou en relief (Isidore Leroy à Paris). Plus que jamais, le papier peint devient une industrie importante. Si, à une certaine époque, son emploi a subi une éclipse, il bénéficie de nouveau d’un engouement croissant, et sa fabrication a pris une grande extension, l’art et la technique s’associant pour permettre les réalisations actuelles.


Fabrication du papier

Elle comporte deux opérations bien distinctes.

• Fabrication et encollage. Différents types de pâte à papier sont utilisés. Les qualités les plus courantes sont constituées soit d’un mélange de pâte chimique blanchie et de pâte mécanique (20 p. 100), le tout additionné de talc comme charge et de colophane ou de silicate de sodium comme liants, soit d’un mélange composé le plus généralement de 72 à 90 p. 100 de pâte mécanique et de pâte chimique écrue. Le papier est enduit d’une couche, le plus souvent à base de kaolin additionné de 5 à 10 p. 100 d’adhésif (caséine, colle animale, amidon, gomme arabique). Cette couche sert de base d’accrochage à l’impression colorée et évite le jaunissement du papier à la lumière. Elle est appliquée à la brosse, à la racleuse ou au cylindre.

• Impression. L’impression à la planche a été la première employée. Elle subsiste pour l’obtention de papiers de luxe. On utilise une table d’impression et des planches ou blocs sur lesquels on grave le dessin de chaque couleur. L’ouvrier pose les couleurs dans l’ordre indiqué par le dessinateur en vérifiant les picots permettant le repérage.
— L’impression mécanique s’effectue sur papier naturel ou sur papier « foncé » ayant reçu une couche uniforme et régulière de couleur.
— Le fonçage est exécuté à la main pour les papiers de luxe ou sur fonceuse. Cette machine comprend un tambour cylindrique, ou presseur, un manchon qui prend la couleur dans une boite et la dépose à l’aide d’un fournisseur sur le papier et un ensemble de brosses destinées à régulariser la couche de couleur.
— L’impression est exécutée sur une machine spéciale qui se compose d’un tambour cylindrique, ou presseur, et, au-dessous du plan diamétral passant par son axe, d’un ensemble de bras, dont le nombre peut atteindre 24, servant chacun à l’impression d’une couleur. Les colles servant de liant et de fixatif pour les couleurs à base de pigments ou de laques sont soit végétales (amidon, fécule, gomme), soit animales (colle d’os, de cartilages ou de peau, gélatine, caséine). Pour les impressions lavables, on utilise des liants à base d’huile étendue de solvant.