Grande Encyclopédie Larousse 1971-1976Éd. 1971-1976
P

paléontologie (suite)

 A. S. Romer, Vertebrate Paleontology (Chicago, 1933 ; 3e éd., 1966). / R. R. Shrock et W. H. Twenhofel, Invertebrate Paleontology (New York, 1935 ; 2e éd., Principles of Invertebrate Paleontology, 1953). / L. Emberger, les Plantes fossiles dans leurs rapports avec les végétaux vivants (Masson, 1944 ; nouv. éd., 1968). / W. K. Gregory, Evolution Emerging (New York, 1951 ; 2 vol.). / J. Piveteau, Images des mondes disparus (Masson, 1951). / J. Piveteau (sous la dir. de), Traité de paléontologie (Masson, 1952-1969 ; 10 vol.). / E. H. Colbert, Evolution of the Vertebrates (New York, 1955). / A. H. Muller, Lehrbuch der Paläozoologie (Iéna, 1957). / W. Pokorny, Grundzüge der zoologischen Mikropaläontologie (Berlin, 1958 ; 2 vol.). / C. L. et M. A. Fenton, The Fossil Book (New York, 1959). / J. P. Lehmann, l’Évolution des Vertébrés inférieurs (Dunod, 1959) ; « la Paléontologie des Vertébrés inférieurs » et « la Paléontologie des Mammifères » dans Géologie (Gallimard, « Encycl. de la Pléiade », 1972). / W. H. Easton, Invertebrate Paleontology (New York, 1960). / I. A. Orlov (sous la dir. de), Fundamentals of Paleontology (en russe, Moscou, 1961 ; trad. angl., Washington, 1962). / C. Dechaseaux, Cerveaux d’animaux disparus. Essais de paléoneurologie (Masson, 1962). /M. F. Glaessner, Principles of Micropalaeontology (New York, 1963). / E. Boureau, Traité de paléobotanique (Masson, 1964-1970 ; 3 vol. parus). / J. Augusta, les Animaux préhistoriques (trad. du tchèque, Éd. la Farandole, 1965). / J. Auboin, R. Brousse et J. P. Lehman, Précis de géologie, t. II : Paléontologie. Stratigraphie (Dunod, 1967). / C. Babin, Éléments de paléontologie (A. Colin, coll. « U », 1971). / J. Roger, Paléontologie générale (Masson, 1974) ; Paléontologie évolutive (Masson, 1976).

Palerme

En ital. Palermo, v. d’Italie, capit. de la Sicile ; 651 000 hab.



La géographie

Située sur les bords d’un large golfe du rivage nord-ouest de l’île, la ville s’étend dans la plaine de la conque d’Or et est dominée par les hauteurs calcaires du monte Grifone (830 m) au sud, du monte Cuccio (1 050 m) à l’ouest, du monte Pellegrino (606 m) au nord. Vieille colonie phénicienne, elle devint la première ville de l’île dès l’époque romaine ; son histoire est jalonnée de périodes prestigieuses (arabe, normande) sans que la pauvreté et souvent la misère aient jamais disparu. La campagne, où sont soigneusement cultivés les agrumes, recule devant la croissance urbaine. De 1861 à 1961, la ville est passée de 150 000 à 588 000 habitants ; depuis lors, elle a encore gagné 63 000 habitants. Le croît naturel et de forts mouvements migratoires expliquent cette progression. La vieille ville, massée autour du port, est restée longtemps enfermée dans les murs du xve s. Elle offre aujourd’hui un spectacle contrasté avec la juxtaposition de monuments remarquables, de palais résidentiels et d’îlots de taudis ; siège d’un commerce actif, des bâtiments administratifs et lieu de résidence, elle forme un centre animé et pittoresque. Les nouveaux quartiers, au plan en damier, se sont surtout développés vers le nord, rejoignant la plage de Mondello et la banlieue de Sferracavallo. Mais de nombreuses constructions se dressent désormais dans les autres directions. Les fonctions économiques sont d’abord les activités tertiaires avec le gouvernement régional et l’administration provinciale, l’université (23 000 étudiants), les innombrables commerces, l’activité touristique (un million de nuitées), le port. Ce dernier (118 ha) doit son trafic à son rôle de port d’approvisionnement de la cité (près de 2 Mt) et de port de voyageurs (500 000) ; l’aéroport de Punta Raisi a un trafic de voyageurs équivalent. Les industries n’occupent que 36 p. 100 de la population active, dont près de la moitié dans le bâtiment. Production d’engrais et de conserves, travail du coton et confection, industries mécaniques, avec surtout les chantiers navals (Piaggio), sont les principaux secteurs. Ces usines sont fixées essentiellement au nord de l’agglomération. L’aménagement de zones industrielles progresse lentement. Tout cela n’a pas éliminé le sous-emploi. En 1971, la population active à Palerme s’élève à 35 p. 100 de la population totale, contre 66 p. 100 à Milan. On comprend le maintien des petits métiers, la pléthore des emplois administratifs et le fait que le solde migratoire soit devenu négatif ces dernières années. La recherche d’un emploi pousse les Palermitains à quitter cette ville brillante et colorée.

E. D.


L’histoire

Les Phéniciens furent les premiers à coloniser l’antique Panormus, où ils établirent des comptoirs commerciaux. Les Carthaginois fortifièrent la ville, qui, au cours de la première guerre punique*, fut âprement disputée entre eux et les Romains. En 254-253 av. J.-C., les Romains s’emparaient de Palerme.

Sous Auguste, la ville était une colonie florissante enrichie par le commerce et le trafic maritime. Au ve s., elle fut conquise par les Vandales et par les Ostrogoths (493).

En 535, Bélisaire s’empara de la cité, et les Byzantins, (sauf une brève interruption [549-552]) l’administrèrent jusqu’au ixe s. En 827, les Arabes commencèrent la conquête de la Sicile et, en 831, prirent Palerme, qui devint leur établissement permanent dans l’île et le centre de leur future colonisation. Les Byzantins essayèrent de reprendre la ville, mais ils échouèrent, et ce furent les Normands* de Roger de Hauteville qui, en 1072, en firent la conquête.

Palerme était alors une cité très marquée par l’influence arabe. Les Normands, qui y régnèrent de 1072 à 1194, en firent la capitale de leur royaume de Sicile, et la ville atteignit à cette époque son apogée. Une brillante civilisation s’y développa : son rayonnement artistique, intellectuel et scientifique avait pour origine l’harmonieuse compénétration des influences musulmanes et chrétiennes.

Les empereurs germaniques Hohenstaufen, Henri VI et Frédéric II, y régnèrent ensuite. Après la mort de ce dernier en 1250, ses successeurs ne purent s’opposer longtemps aux ambitions du frère de Louis IX Charles Ier d’Anjou, soutenu par le pape et qui rêvait d’établir en Méditerranée un grand empire maritime. En 1266, Charles devenait roi de Sicile.